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ELECTIONS 2020  

« Nous ne cherchons pas le pouvoir pour nous venger », dit Eddie Komboïgo, candidat du CDP  

C’est jour de vote au Burkina Faso, ce 22 novembre 2020. Les Burkinabè vont élire le président du Faso et les 127 députés qui vont siéger à l’Assemblée nationale pour la 8e législature. Le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) à la présidentielle, Eddie Komboïgo, a voté à la Zone du bois à l’école primaire Bogodogo.

 

C’est aux environs de 12h que Eddie Komboïgo a déposé ses bulletins dans les deux urnes pour la présidentielle et les législatives. Après le vote, le candidat du CDP, parti de l’ancien président Blaise Compaoré, a confié avoir « accompli un acte patriotique ». Et pour lui, « c’est un jour tant attendu après l’exclusion du CDP par une loi scélérate condamnée par la CEDEAO mais que certaines autorités du Burkina ont refusé d’appliquer ». Malgré tout, « nous sommes restés calmes parce que nous sommes patriotes, nous sommes des démocrates, des républicains » parce que, a-t-il signifié, « le CDP ne souhaite pas conquérir le pouvoir autrement que par la voix des urnes » et que « le changement qualitatif va certainement intervenir à partir de ce soir ». Le candidat du CDP dit être rassuré mais craint que dans certains bureaux de vote, il y ait des fraudes parce qu’ils ont appris qu’« à l’Est, il y a des bureaux qui avaient été donnés pour ouverts alors qu’il n’y a pas de populations ». Eddie Komboïgo a dit craindre que la majorité ne bourre les urnes.  Qu’à cela ne tienne, « perdant, nous féliciterons le gagnant mais comme nous savons que le CDP va gagner, nous leur demandons de venir nous féliciter parce que nous ne cherchons pas le pouvoir pour nous venger », a révélé le candidat du CDP. Il a insisté qu’il « n’y aura pas de vengeance. Il n’y aura pas de chasse aux sorcières » parce que le CDP va « rechercher la cohésion sociale et l’unité nationale », qu’il ne chassera personne du pays, n’emprisonnera personne.  Si le président du CDP a pu voter, il n’en était pas de même pour tout le monde. En effet, Seydou Nombré s’est promené dans les trois bureaux de vote sans voir son nom sur aucune des listes de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « La CENI a dit que ceux qui avaient les anciennes cartes pouvaient voter mais moi je ne pourrai pas voter parce que je ne retrouve pas mon nom », s’est-il plaint. Nombré a une carte d’électeur datant de 2015. Malheureusement, « on m’a dit qu’il n’y avait aucune solution pour moi. Donc, je ne vais pas voter cette fois-ci », s’est-il alarmé.

 

Françoise DEMBELE

 

 

 

 

 

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