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ELECTIONS COUPLEES DU 22 NOVEMBRE 2020

« Chaque Burkinabè a en sa possession un pouvoir », dixit Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale

Un peu plus de six millions de Burkinabè étaient appelés aux urnes le dimanche 22 novembre 2020 pour élire le président du Faso et les 127 députés qui doivent siéger à l’Assemblée nationale. Et c’est au complexe scolaire Kangourou à Ouaga 2 000 que Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale, a accompli son devoir citoyen.

 

8h 48, c’était l’heure à notre horloge lorsque le cortège du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, au volant de son véhicule, stationnait en face du complexe scolaire Kangourou à Ouaga 2 000. Accompagné de son épouse, ils venaient ainsi pour accomplir leur devoir citoyen pour les élections couplées du 22 novembre dernier. Et c’est après avoir rempli les différentes formalités au bureau de vote 4, que chacun d’eux a pu glisser ses bulletins de vote dans les urnes pour l’élection du président du Faso et des députés de l’Assemblée nationale. Tout souriant dans un boubou blanc et un bonnet rouge, Alassane Bala Sakandé confie à la presse que, « nous sommes à un tournant décisif de notre pays » et d’interpeller les Burkinabè de l’intérieur tout comme de l’extérieur à voter. Avant d’affirmer que c’est à partir de la carte d’électeur que tout un chacun va choisir ceux qui doivent présider aux destinées du Burkina Faso pour les cinq prochaines années. Ainsi donc, « chaque Burkinabè a en sa possession un pouvoir », relève le président de l’Assemblée nationale tout en souhaitant que chacun puisse l’exercer dans la perspective d’avoir un bon taux de participation.  Le « coup K.O » étant un des slogans de son parti, serait-il prêt, tout comme ses camarades, à accepter le verdict des urnes si le contraire se produisait. Le souhait le plus ardent du président Alassane Bala Sakandé, candidat et tête de liste du MPP dans le Kadiogo, est qu’au sortir de ce scrutin, ce soit « le Burkina Faso qui gagne ». Face aux déclarations de l’opposition qui a crié à la fraude avant le jour des élections, il n’a pas manqué de signifier qu’on ne peut pas le dire ainsi parce qu’il y a des instances spécifiques telles que la CENI, le Conseil constitutionnel. Tant qu’il y a des preuves, souligne le premier responsable du Parlement burkinabè, il faut les présenter. « Nous avons fait une campagne apaisée, nous devons faire un scrutin apaisé », fait-il savoir et d’inviter les Burkinabè au calme et à la retenue. A souligner qu’environ une demi-heure auparavant, le général Moïse Minoungou, chef d’état-major général des armées, a procédé au même rituel pour le vote. Il a souligné que le militaire ne fait pas la politique mais, c’est d’abord un citoyen comme tout Burkinabè et pour la circonstance, il est venu accomplir son devoir citoyen dans la même enceinte du complexe scolaire Kangourou de Ouaga 2 000. Tout en rassurant sur la sécurisation du scrutin.

 

Antoine BATTIONO

 

 

 

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