ENCADREMENT DES ETALONS : Le nouvel entraîneur attendu au pied… du banc de touche
Ça y est ! Les Etalons du Burkina Faso ont un nouvel entraîneur. En effet, sur les six candidats retenus sur sa shortlist, la Fédération burkinabè de football (FBF) a porté son choix sur Amir Abdou. Franco-Comorien, c’est lui qui aura la lourde charge d’encadrer les Etalons et ce, dans le but de les conduire à des victoires éclatantes. C’est tout le mal qu’on lui souhaite ; lui qui, faut-il le rappeler, arrive dans un contexte où le football burkinabè ou ce qu’il en reste, a besoin d’être reconstitué. On attend de le voir à l’œuvre pour le juger. Tel un maçon attendu au pied du mur, Amir Abdou est attendu au pied…du banc de touche. Car, en football, tout comme dans n’importe quel autre domaine, ce qui compte le plus, ce sont les résultats. En effet, une équipe de football a beau être performante, si elle n’arrive pas à enregistrer des victoires et à remporter des trophées, elle laisse ses supporters sur leur faim. Donc, Amir Abdou est prévenu. Il prend la tête de l’encadrement des Etalons au lendemain, pour ainsi dire, de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui s’est jouée au Maroc, où le Onze national a fait piètre figure. C’est dire si les attentes des Burkinabè sont nombreuses. Il doit donc se montrer à la hauteur au risque de cristalliser la colère des uns et des autres. Du reste, si la FBF a porté son choix sur lui, c’est parce qu’elle estime que l’homme a le profil de l’emploi et qu’il peut relever le défi de l’heure. Ce faisant, il revient à Amir Abdou de savoir s’appuyer sur le travail qui a été déjà fait par ses prédécesseurs afin de bâtir une équipe forte où les ego et les individualités feront place à l’esprit de collégialité. C’est à ce prix qu’il peut réussir là où d’autres ont échoué. En tout cas, une chose est sûre. Le football est ingrat. Et c’est peu dire.
Après avoir essayé successivement deux nationaux, la FBF a décidé de placer, cette fois-ci, sa confiance en un expatrié
Car, on peut aujourd’hui porter au pinacle un entraîneur pour ses prouesses, et le clouer demain au pilori pour son manque de résultats. C’est presqu’une règle en vigueur dans tous les pays, et même dans les grandes nations de football. Si certains trouvent cela peu accommandant, d’autres, par contre, s’en félicitent, estimant qu’un sélectionneur sans résultat mérite d’être renvoyé à ses chères études. C’est ce qui fait que souvent, certains, à la suite de la défaite de leurs poulains à une compétition d’envergure, prennent les devants en présentant leur démission. En tout cas, après avoir essayé successivement deux nationaux que sont Kamou Malo et Brama Traoré, qui ont produit les résultats que l’on sait, la FBF a décidé de placer, cette fois-ci, sa confiance en un expatrié. Sans doute sait-elle ce qu’elle fait ; elle qui a la charge de porter haut les couleurs de notre drapeau national. « On la suit, on la croit », pour reprendre le slogan d’une entreprise de la place. Mais une chose est certaine. Les Etalons et leur entraîneur ne peuvent produire de l’extraordinaire que s’ils bénéficient du soutien de tous les Burkinabè. L’union fait la force, dit-on. D’où la nécessité d’en appeler à la responsabilité de tous les acteurs. Il faut taire les chamailleries et autres querelles de clocher pour permettre à notre pays de devenir une grande nation de football. Les ressources pour y arriver, nous en avons ; la volonté aussi. Mais nous péchons souvent par notre manque de cohésion. Il est donc temps que l’on se donne la main pour avancer et ce, au grand bonheur de notre football.
Sidzabda
