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ENLEVEMENT DE CIVILS AU NIGERIA : Comment mettre fin à ces rapts à répétition ?

Décidément, les forces du mal semblent avoir jeté leur dévolu sur les plus faibles. C’est du moins, ce qu’on est tenté de dire au regard de la récurrence des rapts de civils au Nigeria. Pas plus tard que le 16 février dernier, 42 civils composés d’élèves, d’enseignants et de parents d’élèves, ont été enlevés par des hommes armés dans la nuit du mardi au mercredi, au cours d’une attaque perpétrée contre le pensionnat gouvernemental de Kagara dans le centre- ouest du pays. Cette ènième attaque contre un établissement scolaire aurait fait également un mort. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président Buhari a du pain sur la planche. En dépit des effectifs pléthoriques de son armée, son pays n’arrive pas à stopper les atrocités d’Abubakar Shekau et de sa bande de criminels qui multiplient les attaques  dans le pays.

Pour preuve, ils ont  opéré un rapt de centaines de lycéens dans le fief du président en décembre dernier et un autre en début d’année 2021. Cet ènième rap de civils est un signal envoyé aux nouveaux chefs militaires, mais aussi et surtout à Buhari lui-même qui avait promis en 2015, d’en finir avec les terroristes en 90 jours, s’il accédait au pouvoir. Mais l’on fait le constat que plus de 5 ans après, si les lycéennes de Chibok et les lycéens de Kankara ont été libérés dans leur grande majorité, force est de constater que les lycéens de Kagara restent introuvables et ce, bien que le président ait ordonné une opération de sauvetage.  Un véritable pied de nez donc au président Buhari puisque les ravisseurs ont opéré ce rapt au moment même où ce dernier vient de remplacer ses anciens chefs militaires en vue d’obtenir plus de résultats dans la lutte contre le terrorisme qui aura fait plus de 80 000 morts en une décennie. Il  gagnerait  à faire libérer au plus vite ces civils parmi lesquels on dénombre 27 élèves avant que certains ne subissent un lavage de cerveau et finissent par être utilisés comme des kamikazes. Buhari a d’autant plus intérêt à aller vite qu’il s’agit là d’êtres fragiles qu’il s’est engagé à protéger au même titre que l’ensemble des Nigérians.

Cette piqûre de rappel de la bête immonde traduit l’urgence à mieux sécuriser les centres d’éducation

En tout cas, en attendant que ces élèves et leurs enseignants et parents soient retrouvés sains et saufs, cette piqûre de rappel de la bête immonde traduit l’urgence à mieux sécuriser les lycées et autres centres d’éducation. Certes, quand on connaît la taille du Nigeria, l’on peut dire que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais en matière de sécurité, aucun sacrifice n’est de trop. Même si on a le sentiment que l’armée nigériane ne fait pas assez contre l’hydre. Il est vrai que l’action conjuguée avec les pays voisins comme le Tchad d’Idriss Deby Itno et le Cameroun de Paul Biya, avait contribué à réduire considérablement la voilure de cette vermine. Mais tout porte à croire que Boko Haram a repris du poil de la bête. Car, en dépit des dissidences en son sein, ce mouvement islamiste dispose encore d’une grande capacité de nuisance. En tout cas, c’est peu dire qu’il donne du fil à retordre à l’armée  nigériane. Car, on assiste, pour ainsi dire, à un ping-pong incessant entre impuissance et batailles acharnées. L’on en vient à se demander comment mettre fin à ces rapts à répétition.

Dabadi ZOUMBARA

 

 

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