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LIBERATION D’UN PRETRE ENLEVE AU MALI

Quid des deux hauts fonctionnaires ?

Enlevé depuis plus de trois semaines par des hommes armés alors qu’il était en compagnie d’autres fidèles chrétiens, l’abbé Léon Dougnon, curé du village de Ségué au Mali, respire désormais l’air de la liberté. Il a été libéré par ses ravisseurs le 13 juillet dernier dans l’après-midi. Le rapt, faut-il le rappeler, n’a jamais été revendiqué mais tous les regards sont tournés vers les hommes armés de la Katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) qui sévit dans la zone. Le cas du curé du village de Ségué suscitait d’autant plus d’inquiétudes que ses compagnons d’infortune qui avaient été enlevés au même moment, avaient été rapidement libérés quelques jours seulement après leur enlèvement. Qu’est-ce qui explique cela ? Difficile d’y répondre puisque le prélat a été libéré sans son véhicule tombé en panne et dont on dit que ses ravisseurs avaient exigé la réparation avant sa remise en liberté. Alors, on en vient à se poser des questions : dans quelles conditions l’abbé Léon Dougnon a-t-il été libéré ? Y a-t-il eu paiement de rançon ? Non, répondent certaines sources qui précisent que cette libération a été rendue possible grâce à l’implication des chefs coutumiers de la zone, des représentants de la société civile et de la communauté chrétienne. C’est tout à leur honneur.

 

 

Les deux hommes demandaient au gouvernement malien de s’investir pour leur libération

 

 

Car, la situation sécuritaire est telle au Mali que tout le monde redoutait le pire pour le curé du village de Ségué. Cela dit, on espère que les autorités maliennes sauront exploiter la même piste afin d’obtenir la libération des deux hauts fonctionnaires que sont le sous-préfet de Faroko, Ali Cissé et le préfet de Gourma-Rharous, Drissa Sanogo, enlevés respectivement le 13 décembre 2019 et le 2 mai 2020. Les deux hommes, dans une vidéo diffusée en début juillet courant par le GSIM, apparaissant très fatigués et éprouvés, demandaient au gouvernement malien de s’investir pour leur libération. Leur cri du cœur sera-t-il entendu ? On attend de voir surtout qu’il est de plus en plus question de négociations en vue entre les autorités de Bamako et des leaders du GSIM, en l’occurrence Iyad Ag Ali et Amadou Koufa. En tout cas, tout en se félicitant de la libération de l’abbé Léon Dougnon, il sied de rappeler aux autorités de la Transition qu’il leur revient de travailler à ramener à leurs familles respectives, tous les Maliens qui sont actuellement privés de leur liberté de mouvement parce que détenus par des hommes armés. Il ne faut surtout pas non plus oublier le journaliste français Olivier Dubois dont on est sans nouvelle depuis maintenant plus de trois mois.

 

B.O  

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