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NEWTON AHMED BARRY, PRESIDENT DE LA CENI

« Notre fichier électoral a les caractéristiques d’un malade du kwashiorkor »  

 La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) organisent, les 27 et 28 avril 2021, un atelier de capitalisation sur la participation politique des jeunes.  Cet atelier se tient  dans le cadre du Projet d’appui aux processus électoraux (PAPE).

 

Les 27 et 28 avril 2021, se tient à Ouagadougou, un atelier de capitalisation sur la participation politique des jeunes.  La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu le 27 avril dernier en présence du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI, Newton Ahmed Barry. A l’en croire, la CENI et ses partenaires ont essayé   de revisiter l’ensemble du processus électoral. Suite à ce diagnostic,   il leur a paru nécessaire  de trouver les voies et moyens qui permettront d’améliorer la participation des jeunes. Pour lui, le fichier électoral n’est pas en faveur des jeunes parce que malgré leur supériorité numérique, ils ne sont pas suffisamment inscrits sur la liste électorale. « Notre fichier électoral a les caractéristiques d’un malade du  kwashiorkor. Les pieds sont minces. Or, cette partie qui  représente  la jeunesse, devrait être assez large.  Le ventre qui est donc les personnes d’âge mûr, est gros  et naturellement le sommet est effilé. Il faut qu’on corrige cette situation pour que le fichier électoral reflète l’état réel de la population. C’est l’objectif de l’atelier, en réfléchissant évidement sur la participation des jeunes en politique », a indiqué Newton Ahmeb Barry. Et d’ajouter qu’un système politique ne peut pas se pérenniser  ni se viabiliser en oubliant ou en mettant de côté sa jeunesse.   Pour la  représentante résidente adjointe du PNUD au Burkina Faso, Isabelle Tschan, il s’agira de faire une halte à l’issue des élections du 22 novembre 2020 afin de tirer les leçons. Tout comme elle, le président du Conseil national de la jeunesse, Abdoul Moumine Dialla, a regretté la faible représentativité des jeunes aux postes électifs. A titre d’exemple, seul deux jeunes de moins de 35 ans ont été élus députés à l’issue des élections législatives du 22 novembre 2020.   « La participation de la jeunesse burkinabè n’a pas atteint le niveau que nous souhaitons. Le système politique, au niveau de notre pays, ne permet pas à la jeunesse de briguer des postes électifs parce que pour être candidat, l’intéressé doit être positionné par les premiers responsables du parti politique, qui ne sont pas forcément jeunes »,  a-t-il laissé entendre avant de préconiser des actions de plaidoyer   auprès des partis politiques pour un meilleur positionnement des jeunes.  Signalons que l’atelier se tient dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui aux processus électoraux (PAPE).  Il permettra, entre autres, d’élaborer une cartographie des acteurs intervenant  sur la participation politique des jeunes, d’identifier les différents obstacles rencontrés par les jeunes pour une meilleure participation à la vie politique, d’élaborer une stratégie visant à renforcer la coordination des actions en faveur d’une participation politique plus inclusive des jeunes.

 

Issa SIGUIRE

 

 

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