HomeA la uneOBLIGATION D’INTEGRER LE CASQUE AUX EQUIPEMENTS LORS DE LA VENTE DES MOTOS : Le gouvernement est attendu au pied du mur

OBLIGATION D’INTEGRER LE CASQUE AUX EQUIPEMENTS LORS DE LA VENTE DES MOTOS : Le gouvernement est attendu au pied du mur


C’est dans un communiqué conjoint que les ministères en charge du commerce, des transports et de la sécurité ont annoncé, le 22 décembre dernier, l’obligation d’intégrer le casque lors de la vente des véhicules motorisés à deux roues. En d’autres termes, il est interdit de vendre une moto au Burkina Faso, sans le casque de protection dans les équipements d’accompagnement. En fait, cette mesure, en théorie, n’est pas une nouveauté. C’est une disposition qui existe depuis le 20 avril 2005. Mais elle souffre, depuis lors, dans son application. L’annonce des trois départements ministériels n’est donc qu’un rappel à l’endroit de l’opinion publique en général, et des commerçants en particulier. Toutefois, ce rappel vaut son pesant d’or, d’autant que ce texte, qui date de près de deux décennies, n’a pas toujours été respecté.  En cela, la réaction du gouvernement de transition est à saluer car, elle est la preuve que ce dernier a enfin pris la pleine mesure de la situation. Surtout quand on se fie aux derniers chiffres de l’Office national de sécurité routière (ONASER). En effet, l’institution a fait cas de 471 morts enregistrés au 1er semestre dans des accidents de la route au Burkina Faso.

 

Cette mesure vient normaliser une situation qui était pour le moins incongrue

 

L’Exécutif a donc décidé de prendre le taureau par les cornes en ressortant ce décret de 2005 qui était rangé dans des tiroirs comme d’autres beaux textes qui souffrent de non application. Et en la matière, le gouvernement n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. A preuve, il ordonne que la marque du casque soit obligatoirement mentionnée sur le reçu d’achat délivré aux clients, rappelant ainsi aux commerçants que ce reçu d’achat fait désormais partie des pièces obligatoires du dossier à l’immatriculation.  C’est donc peu dire que cette mesure est opportune. Elle vient, en réalité, normaliser une situation qui était, pour le moins, incompréhensible, inacceptable, incohérente voire incongrue. En effet, comment peut-on admettre que l’on vende une moto à un client sans y adjoindre ce matériel qui est pourtant important pour la sécurité de ce dernier? C’est un minimum qu’il faut assurer à l’acheteur, et cela relève du bon sens. Maintenant que les dés sont jetés, c’est au gouvernement de Transition de jouer. Parce que, comme dirait l’autre, une mesure n’est efficace que si elle est respectée. Il faut, pour ce faire, que ce rappel soit suivi d’actions.  Et en la matière, le gouvernement a déjà annoncé la couleur, avertissant que tout contrevenant aux dispositions du texte, se verra opposé la rigueur de la loi.  C’est dit, le pouvoir de Transition est désormais attendu au pied du mur. D’autant que cette décision, si elle est respectée, amènera beaucoup d’usagers de la route à porter le casque. Ce qui pourrait contribuer à minimiser un tant soit peu, le nombre d’accidents mortels de la circulation au Burkina Faso.

 

Siaka CISSE

 


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