A la uneLa chronique du fou

REFORMES DE EXAMENS SCOLAIRES  

Il faut savoir raison garder

Depuis l’annonce des nouvelles réformes des examens scolaires (BEPC et BAC), l’on assiste à une véritable poussée de fièvre dans le milieu scolaire. Ces réformes portent, de mémoire de fou, sur la suppression des deux sujets au choix en Sciences de la vie et de la terre (SVT) et en Histoire-Géographie pour ce qui est du BEPC. Quant au Bac, le principal changement est que son organisation sera confiée au ministère de l’Education nationale et de la promotion des langues nationales (MENAPLN). Ces réformes, sitôt annoncées, ont suscité une véritable levée de boucliers au point que certains n’hésitent pas à faire des amalgames pour parler de suppression du second tour aussi bien au BEPC qu’au Bac. Ce qui n’est pas exact si je m’en tiens aux explications des premiers responsables du monde de l’éducation. Certes, je reconnais que le gouvernement a péché dans sa stratégie de communication dans la mesure où il s’y est pris très tard. Mais je demande aux uns et aux autres de jouer balle à terre pour ne pas en rajouter à la situation déjà très délétère, surtout dans ce contexte de crises sécuritaire et sanitaire qui éprouvent sérieusement notre pays. Je le dis parce que j’entends souvent même des parents d’élèves, visiblement mal informés, qui font dans la surenchère. Quant à moi, je ne voudrais pas me prononcer sur le bien-fondé ou pas de ces réformes. Ce n’est pas mon rôle parce que je ne suis pas un éducateur. Mais j’ai écouté les arguments avancés par les autorités, que je trouve fondés et justifiés à mon avis. J’ai aussi écouté les arguments contraires du camp adverse qui estime que ces réformes ne visent rien d’autre qu’à maîtriser l’accès des étudiants à l’université, en l’occurrence les enfants des pauvres. Certains syndicats sont de ce bord-là ; eux qui soutiennent que ces réformes s’inscrivent dans le cadre du Programme d’ajustement structurel (PAS) qui impose ses politiques éducatives aux pays sous-développés. Ce qui n’est peut-être pas faux.

 

Je voudrais rappeler aux élèves qu’il ne leur revient pas de décider

 

 Finalement, qui a raison et qui a tort ? Je ne saurais répondre à cette question. Mais j’en appelle seulement à la lucidité et au bon sens de chacun pour qu’ensemble, nous puissions sauver l’essentiel. Car, le Burkina Faso est notre maison commune et personne n’a intérêt à ce qu’elle prenne feu puisque nous risquons tous d’y périr. Et là, je parle à ces individus mal intentionnés tapis dans l’ombre, qui, pour défendre leurs intérêts, manipulent les enfants, allant jusqu’à leur faire croire que ces réformes feront du BEPC et du Bac, des diplômes au rabais. Je ne citerai le nom de personne. Mais je sais que certains d’entre eux se reconnaîtront dans mon propos. Qu’ils se mouchent s’ils veulent, pourvu qu’ils arrêtent leurs messes basses. Car, ce n’est pas de cette manière-là que l’on arrivera à faire de notre pays, une nation prospère.  Cela dit, tout en reconnaissant les erreurs stratégiques des autorités, je voudrais aussi rappeler aux élèves qu’il ne leur revient pas de décider de la formule   sur la base de laquelle ils seront évalués. Ce faisant, je suis aussi contre toute réforme visant à empêcher un élève d’évoluer dans sa carrière.

 

« Le Fou »

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