A la uneLa chronique du fou

REPORT DU FESPACO

Une mesure prévisible mais lourde de conséquences  

Le Conseil des ministres, en sa séance du 29 janvier dernier, a décidé, coronavirus oblige, de reporter la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) à une date ultérieure. S’il est vrai que cette décision n’a pas surpris grand monde, il reste entendu qu’elle aura de graves répercussions sur certains secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, etc. Ce n’est pas moi qui le dis. Les acteurs de ces domaines eux-mêmes ne cachent pas leurs inquiétudes, tant depuis l’avènement de la pandémie, ils ont vu leurs chiffres d’affaires prendre un sérieux coup. En fait, beaucoup de pays ont fermé leurs frontières et les avions sont longtemps restés cloués au sol tant et si bien qu’il n’y avait plus de voyages, d’une contrée à une autre. Chacun de nous peut imaginer les conséquences qui peuvent en découler pour les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme dont je parlais plus haut. Cela dit, le report du FESPACO, quoique prévisible, ne pouvait pas être bien accueilli par les acteurs de ces secteurs sus-cités. Ce d’autant qu’avant la biennale du cinéma, le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et la Semaine nationale de la culture (SNC) ont connu le même sort. Prévus pour se tenir en 2020, ces deux événements qui drainent du monde dans notre pays, ont été aussi ajournés pour cause de pandémie du Covid-19. Cela n’est pas propre au Burkina. Loin s’en faut. Car, d’autres pays ont dû aussi annuler certains événements d’envergure et ce, pour les mêmes raisons. Les autorités burkinabè ne pouvaient donc pas faire autrement. Surtout que ces derniers temps, il est de plus en plus question de l’avènement de nouveaux variants qu’on dit plus mortels, dans notre pays.

 

 

Je profite de l’occasion pour appeler mes compatriotes à la vigilance

 

 

L’Institut national de santé publique (INSP) du Burkina qui en a fait l’annonce en fin de semaine dernière, parle de trois variants (sud-africain, britannique et japonais) qui sévissent rigoureusement dans notre pays. C’est pourquoi je profite, une fois de plus, de l’occasion pour appeler mes compatriotes à la vigilance. Car, j’ai l’impression qu’ils veulent d’une chose et de son contraire. En effet, je constate qu’en même temps qu’ils refusent de respecter les mesures-barrières, ils veulent de la fin, comme par enchantement, du Covid-19. Et pire, ils font grise mine quand ils entendent parler du report de certains grands événements comme le FESPACO, le SIAO, la SNC, etc. Voyez-vous ? Montrons-nous plus responsables ! Car, ce n’est pas en jouant au « je m’en foutisme » que l’on contribuera à éradiquer le coronavirus. Bien au contraire, on s’expose et on expose les autres à des risques de contamination. Mais chez nous, les gens en font à leur tête. Peut-être que si l’on se montrait discipliné en respectant la distanciation sociale, les autorités pourraient autoriser l’organisation de certaines festivités. Mais notre comportement de défiance est tel que personne ne veut prendre de risques. Déjà que l’on n’a pas les moyens de s’offrir des vaccins à temps, je souhaite que les uns et les autres sachent raison garder, pour autant que l’on ne veuille pas aggraver notre situation.

 

« Le Fou »

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