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RESURGENCE D’EBOLA EN GUINEE ET EN RDC : La riposte doit être générale

La fièvre hémorragique Ebola refait surface en Guinée et en RDC, avec ses redoutables et bien connues manifestations de diarrhées, de vomissements, de saignements et de fièvre.

En effet, les autorités sanitaires guinéennes ont récemment déclaré le pays en situation d’épidémie d’Ebola, après que 7 cas confirmés, dont 3 décès, ont été répertoriés. En RDC, par contre, les autorités ont annoncé, le 7 février dernier, une résurgence du virus dans l’Est du pays, après analyse d’un échantillon de sang d’une femme décédée, épouse d’un survivant de la maladie à virus Ebola et ayant présenté les signes typiques de cette très contagieuse maladie.

Il n’y a donc pas de doute. Ebola est de retour ! Du moins, dans ces deux pays qui doivent désormais faire face, non seulement au retour du virus mortel, mais aussi aux contextes tout aussi similaires de turbulences sociopolitiques et de l’éprouvante résilience à la pandémie de Covid-19.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette situation suscite d’énormes inquiétudes quant à la possibilité pour ces pays d’endiguer la maladie au plus vite, afin qu’elle ne se propage pas dans les pays, environnants. C’est pourquoi la riposte doit être générale.

En Guinée, comme en RDC, les autorités sanitaires semblent avoir pris la mesure de la situation, sous l’assistance technique de l’OMS. Il s’agit précisément de savoir retracer la chaîne de contamination, afin de mettre les populations indemnes à l’abri et de prendre en charge de façon efficace, les personnes contaminées.

Au-delà de cette disposition à prendre, il faut envisager au plus vite, la vaccination des populations à risque. En Guinée, les stocks de vaccins disponibles étant périmés, l’OMS procède actuellement à la commande de nouvelles doses.

Le simple fait de se laver régulièrement les mains, peut constituer un des freins à la propagation des épidémies

Cependant, en RDC, il y a   un hic. On ose vraiment espérer que les populations se laisseront facilement administrer les précieuses doses. En effet, un vaccin produit par le laboratoire américain Merk, avait été introduit dans le pays, en 2018, alors que ce vaccin était encore considéré comme « expérimental ». La conséquence est que les populations, refusant d’être considérées comme des cobayes, avaient boudé la campagne de vaccination à grande échelle, organisée afin de tenter d’endiguer la propagation du virus, au moment même où l’épidémie à virus Ebola sévissait dans ce pays depuis un an et avait déjà fait 2250 morts.

Tout en espérant que les laboratoires attitrés produiront et mettront à la disposition des pays concernés, des vaccins efficaces et sans danger, les populations devraient comprendre que la vaccination est un élément important dans la stratégie de lutte contre une épidémie.

Au-delà des dispositifs sanitaires classiques pour faire face aux épidémies en Afrique, il existe des précautions liées au mode de vie même des populations, dont principalement l’hygiène. Or, on a quelques fois l’impression que les Africains justifient leur manque d’hygiène par leur pauvreté ou leur indigence. En ce qui concerne la maladie à virus Ebola, tout comme la Covid-19, le simple fait de se laver régulièrement les mains, peut constituer un des freins à la propagation des épidémies.

 

Monique NARE

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