6E CONFERENCE DU TAC : Les experts burkinabè et ivoiriens en conclave

6E CONFERENCE DU TAC : Les experts burkinabè et ivoiriens en conclave

En prélude à la 6e conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC), les experts burkinabè et ivoiriens tiennent à Ouagadougou, du 13 au 15 juillet 2017, une rencontre préparatoire. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre dont l’objectif est de faire le bilan de la mise en œuvre de l’ensemble des projets et de dégager les grandes lignes de la 6e conférence, est intervenue le 13 juillet dernier.

Evaluer l’état de la mise en œuvre des décisions issues de la 5e conférence au sommet, tenue en juillet 2016 à Yamoussoukro, et procéder à la validation des projets d’accords qui pourront être signés le 18 juillet prochain, lors de la conférence au sommet. Voilà ce qui réunit experts ivoiriens et burkinabè à Ouagadougou, depuis le 13 juillet dernier. Cette rencontre qui s’étend sur 3 jours sera également l’occasion pour préparer l’avant-projet d’ordre du jour de la 6e conférence au sommet du TAC. Cela, a fait savoir Louis Bony, directeur général de la coopération bilatérale et chef de la délégation des experts ivoiriens, sur l’ensemble des domaines de coopération qui lient les deux pays. « Nous avons une série de domaines de coopération sur laquelle nous allons nous pencher. C’est dire que l’ensemble des projets seront examinés par les experts et les conclusions des travaux seront remises aux ministres », a-t-il indiqué. Il s’agira de revisiter l’ensemble des projets et dégager des perspectives. Déjà, s’est-il réjoui, les dispositions prises par les deux parties montrent à souhait leur volonté de travailler à atteindre des objectifs probants de développement. A l’endroit des experts, il dira ceci : « Je voudrais vous inviter à œuvrer avec abnégation durant ces trois jours afin de parvenir à atteindre les objectifs définis ». Sougouri Dieudonné, SG du ministère en charge des affaires étrangères du Burkina Faso, pour sa part, a d’abord souhaité la bienvenue à la délégation ivoirienne au « pays des Hommes intègres ». « Les relations entre les deux pays s’intensifient de jour en jour. L’axe Ouagadougou-Yamoussoukro se porte à merveille et plusieurs projets sont en cours de réalisation », s’est-il ensuite réjoui. Un succès qui, à entendre le SG du ministère en charge des affaires étrangères, est à mettre à l’actif de la vivacité des cadres de concertation périodiques de haut niveau entre les chefs d’Etat et les gouvernements des deux pays. La tenue à bonne date de la 6e conférence, pour lui, traduit également la vivacité des cadres de concertation et la volonté commune des deux pays d’accélérer la mise en œuvre des projets dans plusieurs domaines. Entre autres, les infrastructures routières et ferroviaires, l’énergie et les mines,  la défense et la sécurité, l’industrie, le commerce, l’agriculture et l’éducation. Les projets emblématiques qui, selon Dieudonné Sougouri, seront passés à la loupe, sont ceux relatifs à la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer, l’énergie et au renforcement de la sécurité. Par ailleurs, a conclu le SG, les experts, lors de cette rencontre préparatoire, vont identifier les éventuelles difficultés qui entravent la mise en œuvre des projets communs et proposer des solutions appropriées en vue de dégager de nouvelles perspectives pour élargir et consolider les relations d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Adama SIGUE

 

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2 Commentaires

  1. Fulbert

    Le Burkina Faso qui était resté longtemps à l’abri des attaques terroristes, a été naturellement surpris par la barbarie de ces fous des temps modernes en 2015 et 2016 .Lesquels, ont ensanglanté l’avenue Kwamé N’Krumah à Ouagadougou et le nord du pays. Mais les Forces de Défense et de Sécurité(FDS) ont su s’adapter à cette guerre asymétrique pour des ripostes vigoureuses contre certaines de ces bandes armées à travers l’opération tripartite Panga (Burkina, Mali, forces françaises Barkhane).Les responsables burkinabè en charge de la sécurité, notamment le ministre d’Etat, ministre de la sécurité, Simon Compaoré a bien noué des accords de coopération avec des pays voisins dans l’optique d’une mutualisation des forces de renseignement et de combat contre le terrorisme. Il est à souligner que c’est grâce aux renseignements stratégiques des FDS burkinabè, que Barkhane a pu surprendre des terroristes dans leurs refuges dans la zone frontalière entre le Burkina et le Mali. Les services de sécurité (police, gendarmerie) ont également bénéficié de formation appropriée sur la lutte anti-terroriste avec l’appui de partenaires au développement et cela a abouti à la création d’une unité spécialisée pour sécuriser Ouagadougou et environnants avec des possibilités d’interventions dans d’autres localités du territoire en cas de besoin. Fait remarquable, l’appel des responsables de la sécurité à la collaboration nécessaire entre les civils et les FDS pour des renseignements, a été aussi compris. Ainsi, c’est grâce aux alertes citoyennes dans la province de la Kossi, qu’un groupe de probables terroristes dans un tricycle, été mis en déroute par les forces de sécurité, sans qu’il n’y ait eu mort d’hommes en juillet 2017. Ce sont là autant de motifs de satisfaction légitime que les citoyens burkinabè peuvent éprouver à l’égard des FDS. Mais, le cap de la vigilance doit être maintenu et renforcé, afin de venir définitivement à bout des terroristes à un moment, où leurs présumés soutiens financiers au plan international, sont entrés dans une zone de turbulence avec des dénonciations multiples. Vivement que la coopération sécuritaire entre le Burkina et la Côte d’Ivoire se renforce davantage, surtout que des enquêtes sur de présumés terroristes appréhendés au Burkina, ont permis d’avoir une traçabilité sur des liens établis avec des auteurs des attaques terroristes de Grand –Bassam en Côte d’Ivoire.

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  2. Ivoiro-burkinabè

    Les relations ivoiro-burkinabè sont séculaires et se raffermissent dans le temps et l’espace. Les peuples burkinabè et ivoiriens sont liés par des liens de mariage, d’amitié et de fraternité qui résistent aux soubresauts politiques. Tous les politiciens à la mémoire courte et mus par leurs intérêts bassement matériels et égocentriques qui essaient de diviser ces deux peuples, commettent une erreur grave qui les rendra à jamais impopulaires dans l’histoire des deux pays frères. Les lois sectaires, les manipulations militaires pour perturber la quiétude dans ces pays, sont des actes ignobles de piètres politiciens qui se trompent d’époque. La conquête du pouvoir se fait de nos jours à travers les urnes de façon démocratique. Tous ceux qui contournent ce procédé normal et républicain, seront rattrapés par la rigueur de la loi démocratique et seront humiliés tôt ou tard.

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