ABRAHAM BADOLO PRESIDENT DE L’ADP : « Roch est un dictateur silencieux »

ABRAHAM BADOLO PRESIDENT DE L’ADP  :  « Roch est un dictateur silencieux »

 Les membres de l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) ont animé une conférence de presse, le 11 janvier 2018, au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ), à Ouagadougou. Cela, pour donner leur lecture des deux ans de gestion du pouvoir d’Etat par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et, ont-ils fait savoir, pour dénoncer les « tentatives de musèlement des leaders d’OSC », par le pouvoir en place.

Face à la presse le 11 janvier dernier, le président de l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP), Abraham Badolo, n’est pas allé de main morte pour dénoncer la gouvernance du pays par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Selon lui, après 24 mois de gouvernance, le pouvoir en place s’est illustré par son manque de vision, conduisant le pays dans une crise structurelle et conjoncturelle au triple plan politique, économique et social. La gestion « au cas par cas » du président Roch, foi de Abraham Badolo, a fini par mettre le pays dans une situation où le présent est marqué par des tâtonnements et le futur obstrué d’incertitudes. Pire, pour l’ADP, face à une telle situation, le pouvoir, au lieu de se pencher définitivement sur des solutions durables, s’adonne à une « chasse aux sorcières » et à « un bâillonnement » de tous ceux qui entendent s’opposer et critiquer le régime. Cela, a précisé Abraham Badolo, dans le seul but de se maintenir au pouvoir en 2020. « Actuellement, beaucoup d’activistes sont menacés. Un groupe qui regroupe des activistes MPP, a fait savoir sur les réseaux sociaux qu’il se préparait à mettre  hors d’état de nuire certains leaders d’opinion et d’OSC. C’est donc clair qu’il (Ndlr : le pouvoir) a tellement peur pour 2020 qu’il est prêt à tout pour tenter un passage en force », a laissé entendre le président de l’ADP. A l’entendre également, lorsque sur les réseaux sociaux, certains activistes font des critiques à l’encontre du pouvoir, des individus leur envoient des messages inbox pour les menacer d’emprisonnement. « Même lorsqu’on parlait de la modification de l’article 37 de la Constitution sous Blaise Compaoré, on n’a jamais connu cela », a-t-il déploré. De son avis, l’on avait pris l’habitude d’attribuer les « mauvais coups du MPP » au défunt Salifou Diallo, mais l’on se rend compte qu’il y a « plus machiavélique que Salifou Diallo ».

« Au lieu de pleurnicher, il ferait  mieux de se pencher sur les aspirations du peuple»

 

« C’est maintenant qu’ils montrent leur vrai visage. Et, pour nous, le président Roch Marc Christian Kaboré est un vrai dictateur silencieux », a déclaré le président de l’ADP.  Pour ce qui est de l’affaire qu’il convient d’appeler maintenant « Affaire Auguste Denise Barry », l’ADP pense que c’est juste « un simple règlement de comptes entre lui et ses anciens amis ». Et les membres de l’ADP de s’interroger également s’il était possible de faire un coup d’Etat avec des armes blanches. « Il faut qu’il prenne le peuple au sérieux. Dans ce dossier, il y a une mainmise du MPP », a soutenu Abraham Badolo. Pour lui, il est évident que le gouvernement tâtonne. Ce qu’il y a lieu de faire, a –t-il conseillé au parti MPP, c’est de se pencher sur les problèmes des populations et de trouver des solutions au lieu de voir des complots partout. « Au lieu de pleurnicher, il ferait  mieux de se pencher sur les aspirations du peuple », lui a-t-il lancé. Entre autres aspirations, selon l’ADP, il y a les problèmes qui minent le système éducatif qui, il faut le dire, est en crise depuis un moment. Sur cette question, l’ADP a fait savoir que les revendications des syndicats de l’éducation sont légitimes. Par conséquent, elle a invité le pouvoir à leur accorder une suite favorable. Par ailleurs, elle a appelé les parents d’élèves à se tenir prêts à déposer une plainte en justice contre le gouvernement burkinabè pour manquement à son devoir et violation du droit à l’éducation des enfants, si d’aventure cette année scolaire venait à être déclarée blanche.

 

Adama SIGUE

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6 Commentaires

  1. Pr. OUEDRAOGO

    je loue le courage de monsieur badolo mais je pleure sa naiveté et sa petitesse d’esprit sinon comment peut il traiter le pf de dictateur silencieux je sohaite donc que bado retourne à ses cahirs pour mieux comprendre d’abod ce qu’est un dictateur parce qu’en connaisseur de ces concepts je me rends compte que monsieur bado est lui un vrai dictateur en gouvernement des esprits

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  2. Pr. OUEDRAOGO

    je loue le courage de monsieur badolo mais je pleure sa naiveté et sa petitesse d’esprit sinon comment peut il traiter le pf de dictateur silencieux je sohaite donc que bado retourne à ses cahirs pour mieux comprendre d’abod ce qu’est un dictateur parce qu’en connaisseur de ces concepts je me rends compte que monsieur bado est lui un vrai dictateur en gouvernement des esprits depuis l’insurction il et désormais difficile de faire avaler des couleuvres aux biurkina é si monsieur badolo est membre d’une OSC alors l’OSC à laquelle il appartien est pou paraphraser tom sank un OSC brouette

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  3. IZMO

    Les partis et OSC satellites des bonzes du régime déchu, doivent savoir que la démocratie est comme une roue qui tourne. Après 27 ans de règne, le peuple burkinabè a assez souffert de votre esprit malsain d’accaparement clanique du patrimoine national. Vous n’avez rien à apporter de convaincant au peuple et vos agitations et délations actuelles, visent seulement à rêver d’un utopique retour aux affaires, pour piller de nouveau les richesses nationales. Votre semblant de solidarité entre différents clans du régime déchu, cache mal votre légendaire adversité et guerre de succession à l’ex président Compaoré, qui a conduit à ses tourments politiques et à sa chute non honorable. Les querelles claniques retentissent encore au sein de l’ex parti au pouvoir(CDP) pour la direction du parti .L’ADP, doit savoir que son champion, le général Bassolé qui rêvait d’être un dauphin du président Compaoré, a rencontré un refus catégorique du CDP, ce qui l’a obligé à créer son parti la NAFA.Le général Diendéré qui s’autoproclamait N°2 du régime Compaoré,se croyait son successeur naturel, chose que le frère cadet du président François Compaoré n’a jamais tolérée, car il pensait être un héritier légitime de son frère pour la présidence du Faso. Ces divisions claniques ont beaucoup nui à la cohésion et au développement durable du Burkina Faso. Sachez que vous n’êtes plus crédibles et êtes mal placés pour faire la leçon aujourd’hui au régime civil et pacifiste du président Roch Marc Christian Kaboré. Les conditions de l’alternance démocratique étant désormais rétablies au Burkina par la limitation du mandat présidentiel à 5 ans, renouvelable une fois, tous ceux qui croient qu’ils peuvent devenir Président du Faso, peuvent se préparer pour aller aux urnes en 2020.Tous les abonnés aux putschs doivent savoir qu’ils se trompent d’époques et sont lourdement condamnables.

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  4. Pluff !

    Le Chef de File de l’Opposition Politique(CFOP), est une alliance contre- nature de partis politiques d’idéologies diverses et divergentes. Des libéraux mélangés à des socialistes avec des réflexes capitalistes et communistes se repoussant. Des alliances hypocrites ! En effet, l’UPC avait laissé entendre que lorsque qu’il serait au pouvoir, il fera le procès des dignitaires du parti CDP (ex parti au pouvoir), parti aujourd’hui membre du CFOP et complice de l’UPC de Zéphirin Diabré, pour rechercher l’impunité contre des dignitaires du CDP en conflit avec la loi. Le parti le Faso autrement, qui demandait sous la transition, un audit du CFOP, cherchait noise avec M.Diabré. Ce parti est également membre du CFOP. Ce sont là quelques détails, qui démontrent à quel point, le CFOP est une bombe à retardement, qui peut exploser à tout moment, à cause des intérêts divergents de ses membres, dont l’hypocrisie ne saurait résister aux temps des élections où alliés deviennent adversaires. Le CFOP profite du moindre événement, pour s’acharner sur le parti au pouvoir par pure adversité pour le président Kaboré et autres ténors du régime. Le CFOP fait des critiques stériles sans pouvoir présenter des solutions alternatives crédibles. Tous les partis qui prétendaient rendre gratuite l’éducation et la santé lors des campagnes électorales, ont été incapables de déterminer des sources de financement sur le budget national dans l’esprit d’une adéquation entre les recettes et les dépenses. Pendant que de nombreux partis dont ceux du CFOP restent dans la démagogie et l’utopie sur ces questions sociales sensibles, le régime Kaboré pourra au moins présenter un bilan historique d’avoir été le précurseur de la gratuité pour les soins médicaux des enfants de 0 à 5 ans. C’est un bon début, malgré quelques insuffisances perfectibles. Des voies dégradées et accidentogènes sont bitumées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et sur des axes routiers à travers le pays. Des tracteurs, charrues et intrants agricoles sont mis à la disposition des paysans, de même que des micros crédits à des jeunes et femmes pour des activités rémunératrices de revenus. Le CFOP et autres opposants partisans de la politique de l’Autruche, peuvent continuer leur mauvaise foi. Lentement mais surement, le Président Kaboré est en train d’assurer sa réélection en 2020, au regard de ces réalisations visibles en 2 ans, malgré un climat général d’hostilité.

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  5. Denis

    Les crimes de sang sont difficilement oubliables et pardonnables. C’est ce qui constitue le drame du régime Compaoré avec des assassinats emblématiques comme ceux de Thomas Sankara, Norbert Zongo, qui empêchent le président Compaoré et son frère cadet François d’avoir une quiétude stable. C’est pourquoi les dignitaires actuels du pouvoir Kaboré doivent maintenir le cap du fait qu’aucun crime de sang ne leur est reproché. Ainsi, quand ils ne seront plus au pouvoir, ils pourront circuler tranquillement comme tout autre citoyen ordinaire du Burkina. Le président Roch Kaboré pourra servir dans son pays où dans des organismes internationaux à l’instar des anciens chefs d’Etat Jean-Baptiste Ouédraogo et Michel Kafando.Simon Compaoré qui se promène parfois dans son quartier Gounghin,pourra y continuer de rendre visite à ses voisins. Paul Kaba THIEBA, s’il le souhaite, pourra aller cultiver des champs de maïs dans la vallée du Sourou. Quant à Alassane Bala Sakandé,il pourra continuer tranquillos ses visites dans les quartiers non-lotis de Ouagadougou et agir dans l’humanitaire.

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  6. Mano

    Vous parlez d’activistes? Oubien c’est moi qui lit mal l’article. Personnellement moi je ne vous met pas dans le cercle des activistes au Burkina encore moins de leader d’opinion. C’est quoi le projet. On ne peut pas se lever parce qu’on a organisé une conférnce de presse ou on a réuni des journalistes qui n’avait rien a faire et s’autoproclaer activistes.

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