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ACCIDENT FERROVIAIRE EN RDC

Tirer toutes les leçons

Une centaine de morts et une vingtaine de blessés. Rassurez-vous ! Il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’une incursion meurtrière des ADF en République démocratique du Congo (RDC) mais plutôt du bilan macabre d’un accident ferroviaire qui a eu lieu dans le Tanganyika, dans le Sud-Est du pays. Que s’est-il passé exactement ? A ce qu’on dit, le train qui ralliait Nyunzu à Nyemba, a déraillé au petit matin. Deux wagons sont tombés et un troisième s’est, quant à lui, incliné. Il ressort, selon des témoins, que la plupart des victimes étaient des passagers clandestins. Cet accident, rappelons-le, n’est pas un cas isolé. Il rappelle bien d’autres qui ont eu lieu dans les mêmes circonstances. Déjà, en mars dernier, un train avait déraillé dans la région du Kassaï, faisant 24 morts et 31 blessés. On se rappelle aussi qu’en octobre 2016, un autre  accident ferroviaire avait eu lieu à Eseka au Cameroun, du nom de cette bourgade située à 120 km de Yaoundé, faisant 75 morts et 600 blessés. Là, il se posait un problème d’entretien des installations ferroviaires, qui, au-delà du Cameroun, se pose avec acuité dans bien des pays africains.

 

Les dirigeants africains doivent mettre un point d’honneur à réfectionner toutes les installations ferroviaires

 

Car la plupart d’entre elles, faut-il le rappeler, sont des vestiges de la période coloniale et se trouvent dans  un état de délabrement très avancé. En tout cas, par l’ampleur des dégâts qu’il a provoqués, ce nouvel accident ferroviaire doit donner à réfléchir à plus d’un. Il faut tirer suffisamment les leçons à tous les niveaux. A commencer par les régies ferroviaires elles-mêmes qui doivent faire montre de plus de rigueur en évitant par exemple, les surcharges comme c’était malheureusement le cas, cette fois-ci encore .Car, mieux vaut ne pas satisfaire un passager, que de le laisser embarquer dans un train qui, avant même sa mise en route, donne l’impression que l’occupant a pris rendez-vous avec la mort. Quant aux dirigeants africains, ils doivent mettre un point d’honneur à réfectionner toutes les installations ferroviaires pour éviter que pareil drame ne se répète sur le continent. Certes, un accident, comme son nom l’indique, s’entend toujours comme un événement imprévu, mais comme le dit un adage de chez nous, « avant d’accuser le scorpion, il faut prendre le soin de balayer devant sa cour ». Ce qui n’est pas le cas pour le moment en Afrique où, bien que conscients que les voies ferroviaires jouent un rôle important dans le désenclavement de leur pays, bien des dirigeants ne se montrent pas toujours regardants, préférant parfois se bâtir plutôt des châteaux à Londres ou à Montpellier.

B.O

 

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