AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES AU BURKINA : La thérapie de choc de Paul Kaba Thiéba

AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES AU BURKINA  :   La thérapie de choc de Paul Kaba Thiéba

 

 Selon le classement « doing business » 2018, le Burkina Faso est classé 148e sur 190 pays, un classement qui consacre un recul de deux places par rapport au classement de 2017. Toute chose qui inquiète le Premier ministre Paul Kaba Thiéba au plus haut point, de sorte qu’il a convoqué une réunion, le 13 février 2018 à Ouagadougou, dans les locaux du Premier ministère. Ladite réunion entre dans le cadre du suivi permanent du climat des affaires institué lors du Conseil des ministres, en sa séance du 30 décembre 2017. L’objectif de cette première rencontre est de «rechercher des mesures vigoureuses pour redresser la barre».

Faire figurer le Burkina Faso dans le « top ten» des dix pays les plus performants en matière d’affaires en Afrique. C’est le défi que le Premier ministre  Paul Kaba Thiéba  s’est lancé lors de la réunion du Comité de pilotage du cadre permanent pour le suivi du climat des affaires au Burkina Faso qu’il préside. Utopie ! En tout cas, il y a de la motivation, à entendre le discours tenu par le chef du gouvernement à l’endroit de ses collaborateurs : «Faisons le serment qu’au prochain classement de «doing business», le Burkina soit dans le «top ten». Quant aux arguments pour relever le défi, le Premier ministre n’en manque pas. En effet, a-t-il dit, «il nous faut plus de résultats dans la mise en œuvre des réformes ». Comme quoi, a-t-il déclaré, « le Burkina Faso ne peut pas se permettre d’avoir un mauvais climat des affaires. Nous sommes un pays enclavé, mais les Burkinabè sont des travailleurs. Nous avons des matières premières, du bétail, toutes sortes de ressources naturelles que nous pouvons transformer et exporter et qui vont produire des emplois et des richesses ». Mais pour y parvenir, il faut que l’environnement des affaires soit incitatif, a fait comprendre Paul Kaba Thiéba. Et pour stimuler le monde des affaires, le Premier ministre n’y va pas seul. En effet, la rencontre du 13 février dernier a regroupé autour d’une même table, le gouvernement, le patronat et les partenaires techniques et financiers susceptibles de booster le climat des affaires au Burkina Faso.

 

« Des mesures vigoureuses pour redresser la barre »

 

En cela, le Premier ministre a estimé que la rencontre « est d’une importance capitale », car, a-t-il dit, conformément aux objectifs consignés dans le programme présidentiel et repris par le PNDES (Plan national de développement économique et social),  il convient de « rechercher des mesures vigoureuses pour redresser la barre ».  Le climat des affaires étant l’ensemble des facteurs susceptibles d’influencer un opérateur économique à investir ou non dans un environnement donné, le chef du gouvernement a estimé qu’il faut une structure pérenne de veille, d’analyse, de relance et de proposition de nouvelles réformes et d’actions réalistes. D’où la mise sur pied du Comité de pilotage et de suivi de l’amélioration du climat des affaires.

Par ailleurs, l’objectif « top ten », le Premier ministre se l’était fixé en 2017 mais hélas !        A en croire le  Premier ministre, l’objectif n’a pas été atteint pour de nombreuses raisons dont la non-implication de plusieurs acteurs majeurs. « J’ose croire qu’avec ce nouveau dispositif de pilotage, l’objectif d’améliorer substantiellement le climat des affaires sera une réalité », a-t-il espéré. Pour des résultats positifs, Paul Kaba Thiéba a invité tous les acteurs impliqués à tenir régulièrement des réunions afin que le Burkina Faso puisse se hisser aux meilleures places des pays les plus réformateurs.

 Françoise DEMBELE

 

Le dispositif institutionnel de pilotage et de suivi du climat des affaires en bref

Il est composé de trois principaux organes qui sont :

  • Le Comité de pilotage, un organe d’orientation des réformes, présidé par le Premier ministre. Il se réunit une fois par trimestre.
  • Le Secrétariat technique, présidé par le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, est chargé de coordonner et de superviser la mise en oeuvre des réformes. Il se réunit tous les deux mois.
  • Des sous-comités techniques au sein de chaque ministère concerné. Le sous-comité de chaque département ministériel se réunit une fois par mois, pour suivre la mise en œuvre des réformes dont il a la charge. Il est présidé par le ministre.

Source : dossier de presse

 

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