AN IV DE L’INSURRECTION POPULAIRE:« Le procès du coup d’Etat est une victoire d’étape», Simon Compaoré, président par intérim du MPP

AN IV DE L’INSURRECTION POPULAIRE:«  Le  procès du coup d’Etat est une victoire d’étape», Simon Compaoré, président par intérim du MPP

 Les partis politiques membres de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) ont animé une conférence de presse le 29 octobre 2018 au   siège national du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à Ouagadougou.  Pour l’alliance, beaucoup d’acquis ont été engrangés, mais il reste du travail à faire. Ce à quoi elle compte s’atteler. C’était dans le cadre des activités commémoratives du 4e anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

 

 30 octobre 2014- 30 octobre 2018. Il y a de cela 4 ans, jour pour jour, que le peuple burkinabè s’opposait à la modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè par les députés de la Ve législature. Pour commémorer ce triste anniversaire, le parti au pouvoir   et ses partis alliés ont initié plusieurs activités. C’est justement dans ce cadre que les partis politiques membres de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) ont animé une conférence de presse, le 29 octobre dernier à Ouagadougou. Après avoir salué les acquis engrangés après cette lutte, ils ont exprimé leur volonté de faire mieux, pour le bonheur du peuple burkinabè.  Mais avant, ont-ils dit, il faut passer par le triptyque   vérité, justice et réconciliation. En attendant, des choses sont faites pour rendre hommage aux victimes de cette insurrection populaire. « Le fait que le procès du putsch se tienne actuellement   est une victoire d’étape pour le peuple. Il vous souviendra qu’il y a des gens qui faisaient des pieds et des mains pour que le procès ne se tienne pas.   Au niveau des avocats de la défense, vous avez vu ce qui s’est passé.  Mais bien avant cela, vous avez vu les tentatives de déstabilisation, juste à l’orée du procès. Tout cela, c’était des faits qui, s’ils se concrétisaient, allaient nous mettre dans une situation d’impossibilité de faire dérouler ce procès. Il y a eu des procédures qui ont été évoquées et qui ont quelques fois fait douter. Mais les avocats qui défendent le peuple ont tenu bon. Bien qu’on ait passé beaucoup de temps sur des choses qui n’en valaient pas la peine, aujourd’hui on peut dire qu’on est rentré dans le vif du sujet », a laissé entendre Simon Compaoré, président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Le peuple burkinabè attend de pied ferme qu’il y ait  la lumière sur les évènements qui se sont déroulés dans ce pays en 2014

Comme il fallait s’y attendre, des questions relatives à l’actualité nationale se sont invitées au   débat. Il s’agit, en plus de la non-tenue du procès de l’insurrection populaire, de l’ouvrage écrit par l’ex-Premier ministre   du gouvernement de la Transition,  Yacouba Isaac Zida,   du  retour de l’ancien président  Blaise Compaoré réclamé par certains Burkinabè et de la mauvaise qualité des édifices publics construits ces dernières années. Sur ce dernier point, Simon Compaoré a confié que des mesures ont été prises pour réduire le

phénomène à sa plus simple expression.  A l’en croire, le président du Faso a, au cours d’un conseil des ministres,  attiré l’attention des ministres afin que les structures de contrôle fassent bien leur travail.  Toute chose qui permettra, selon lui, de   sanctionner les brebis galeuses pour ne pas dire les mauvaises entreprises.  « J’ai aussi vu des écoles qui se sont   écroulées, à cause de l’intensité des intempéries », a-t-il expliqué.  Mais qu’à cela ne tienne, a relevé Simon Compaoré, le gouvernement n’a pas intérêt à construire des écoles, des dispensaires ou autres édifices de mauvaise qualité.   En ce qui concerne le livre « Je sais qui je suis » publié par Yacouba Isaac Zida,  le président par intérim du MPP dit ne pas avoir de commentaire à faire. « Il faut laisser les choses basses mourir  de leur propre sort», a-t-il dit avant d’inviter l’ancien homme fort de la Transition « à regagner le bercail ; dans tous les cas, je crois qu’il serait bon que  la personne revienne au Burkina ».

En ce qui concerne le procès de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, Me Bénéwendé  Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/ PS), a confié que tout est presque prêt. Seulement, la salle qui devait abriter les audiences a été réquisitionnée pour le procès du putsch manqué de septembre 2015.   Sur le retour de Blaise Compaoré, réclamé par certains Burkinabè, Aly Badra Ouédraogo s’est voulu un peu plus clair : « Le peuple burkinabè attend de pied ferme qu’il y ait la lumière sur les évènements qui se sont déroulés dans ce pays en 2014.  Et qui mieux que Blaise Compaoré pour nous donner des informations ? », a-t-il conclu.

Issa SIGUIRE

 

Le programme

 

- Du vendredi 26 au mardi 30 octobre 2018 : actions de salubrité dans les cimetières où reposent les martyrs et dans les sites symboliques dédiés aux Héros nationaux ;

 

- Vendredi 26 octobre 2018 : office religieux de la communauté musulmane, à partir de 12h 30mn à la mosquée du CERFI ;

 

- Dimanche 28 octobre 2018 : office religieux de la communauté évangélique à partir de 9h à l’Eglise de l’Alliance chrétienne sise à côté de l’IDS ;

 

- Dimanche 28 octobre 2018 : office religieux de la communauté catholique ;

 

- Samedi 27 octobre 2018 : conférence publique sur le thème : « enjeux et défis de la consolidation des acquis de l’insurrection populaire et de la résistance au coup d’Etat » au CENASA, à Ouagadougou et à la Maison de la Culture à Bobo-Dioulasso à partir de 10h ;

 

Mercredi 31 octobre 2018, au Monument des Héros nationaux, à partir de 10h :

 

Retentissement de la sirène ;

 

Observation d’une minute de silence ;

 

Cérémonial de dépôt de gerbe de fleurs.

 

Par devoir de mémoire, filles et fils du Burkina Faso, commémorons, ensemble, du 26 au 31 octobre 2018, le quatrième (4e) anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et le troisième (3e) anniversaire de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015, dans les 13 chefs-lieux de région de notre pays.

 

Source : Le Service d’information du Gouvernement

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