Attaque contre la ville d’UVira en RDC : Et si c’était Kabila le problème ?  

Attaque contre la ville d’UVira en RDC : Et si c’était Kabila le problème ?   

 

La ville d’Uvira située à l'extrême-est de la RDC était comme assiégée dans la journée du jeudi 28 septembre. Des miliciens, après une première tentative d’incursion, le mercredi 27 septembre, qui a été déroutée par l’armée congolaise, ont finalement réussi à pénétrer dans la ville et ont même livré combats. Les forces armées congolaises ont réussi à repousser l’attaque avec l’appui de la MONUSCO, la force onusienne, et le calme semble revenir depuis l’après-midi d’hier. Certes, la situation est désormais sous contrôle, selon les autorités locales, mais il y a bien un message à décrypter derrière ce coup de boutoir des assaillants qui seraient de la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC) dont est membre le chef rebelle du groupe maï maï, le commandant William Amuri Yakutumba. On le sait, depuis qu’il a coupé les ponts avec le pouvoir de Kinshasa, il y a une dizaine d’années, cet ancien officier de l’armée congolaise et ses miliciens écument le Sud-Kivu et il ne cesse de clamer son intention de faire tomber le régime de Kabila. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel assaut vient davantage aggraver la situation sécuritaire de la RDC qui ne cesse de se dégrader depuis que le président Kabila, en fin de mandat, à commencer à tergiverser sur l’organisation de l’élection présidentielle. Des violences meurtrières au Kasaï-Central en passant par des attaques des prisons avec des évasions spectaculaires et des incessantes incursions des rebelles comme il a été donné de voir hier, et sans oublier les répressions souvent aveugles des marches de l’opposition et de la société civile, on peut dire que  la RDC se porte très mal au plan sécuritaire. Et malgré sa récente profession de  foi à la tribune de l’ONU comme étant l’homme de la situation pour apaiser son pays, Kabila apparaît plutôt comme celui par qui la RDC est en train de basculer dans le chaos. Et tout ça, à cause de la boulimie du pouvoir.

D.T

 

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