ATTAQUES REPETEES DANS LA REGION DE L’EST : A quand le holà ?

ATTAQUES REPETEES DANS LA REGION DE L’EST : A quand le holà ?

Ces derniers temps, j’assiste à une recrudescence d’attaques dans la région de l’Est, qui m’inquiète. En effet, il y a à peine un mois, des individus armés attaquaient une patrouille  de la Police nationale à Natiaboani, faisant au passage un blessé. Quelques semaines plus tard, une autre attaque était enregistrée à Tanwalbougou, du nom de ce village situé à quelques encablures de Fada N’Gourma. Là,  on n’avait, heureusement, enregistré aucune victime. Mais quelques jours plus tard, c’est le poste des Eaux et forêts de Nassougou qui était pris pour cible et ce, deux fois d’affilée  par des individus armés non encore identifiés. Un forestier a été abattu,  un véhicule incendié et des armes, dit-on, emportées. Mes amis, il y a de quoi s’interroger. Car, après avoir perdu le Nord, au propre comme au figuré, j’ai envie de dire que le Burkina est en train de perdre aussi l’Est. C’est vrai que jusque-là, on ne sait pas si ces attaques répétées à l’Est du pays, sont l’œuvre de bandits ou de terroristes. Certes, la région de l’Est était réputée pour être un haut lieu d’insécurité à cause des bandits armés qui y semaient la terreur, mais depuis l’avènement des Koglwéogo, il faut le reconnaître, les braquages et autres vols à main armée ont été considérablement réduits.   Je suis de ceux-là qui ne portaient pas les Koglwéogo dans leur cœur, mais aujourd’hui, au regard de leurs hauts faits d’armes, je reconnais qu’ils ont fait œuvre utile. Cela dit, je reviens sur la récurrence des attaques dans la région de l’Est, pour dire que si l’on n’y prend garde, le réveil risque d’être douloureux pour nous tous.

Il faut que les autorités prennent la mesure du péril

C’est pourquoi je pense personnellement qu’il faut agir vite. Je le dis parce que si les terroristes arrivent à s’implanter dans cette région pleine de forêts, il sera très difficile de les en déloger. Ce serait une situation similaire à celle du Nigeria où, réfugiés dans l’immense et dense forêt de Sambisa, Abubakar Shekau et sa bande sortent de temps à autre pour incendier et raser  des villages entiers. Je prie Dieu le Miséricordieux, pour qu’on n’en arrive pas là. Mais, encore faut-il que les autorités prennent la mesure du péril qui guette la région. Je le dis parce que j’ai personnellement l’impression que rien ne bouge sur le terrain, du côté de l’Est. Je ne vois aucune action d’envergure pour l’instant, comme c’est actuellement le cas dans le Soum. C’est maintenant que je me rends compte que l’on a eu tort de démanteler certains camps militaires après l’assassinat de Thomas Sankara. Je ne parle pas du RSP (Régiment de sécurité présidentielle). Loin s’en faut. Imaginez un instant, s’il y avait toujours des casernes militaires à Bogandé, Pama et Diapaga, en plus de celui de Fada. Les choses auraient été plus faciles. Car, il suffisait seulement de  donner l’ordre aux forces de défense et de sécurité (FDS) d’organiser une « battue » dans les forêts où sont retranchés les assaillants sans visage, et je parie qu’en une semaine, c’en serait terminé et la quiétude reviendrait. Mais on n’en est pas encore là.   J’attends de voir comment réagiront les autorités qui semblent avoir trop laissé faire.

« Le Fou » 

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