A la uneLa chronique du fou

AUDIT DU FICHIER ELECTORAL  

Pourvu que soient aplanies toutes les difficultés !  

Sous les auspices de l’Union européenne (UE), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Union africaine (UA), a été lancé, le 12 octobre dernier, l’audit du fichier électoral en vue des élections couplées du 22 novembre prochain. Cela fait suite à des suspicions de fraude faites par le Chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, pour ne pas le nommer, qui, naguère, déclarait  à qui voulait l’entendre qu’il n’y aurait pas d’élections sans audit du fichier électoral. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son cri du cœur a été entendu puisque les autorités ont accédé à sa requête. Personnellement, j’ai applaudi à tout rompre quand j’ai entendu que l’Opposition et la Majorité ont accordé leurs violons en acceptant que soit assaini le fichier électoral. C’est la preuve que le dialogue entre les deux entités, n’est pas une vue de l’esprit.  C’est une réalité. Je souhaite d’ailleurs que les uns et les autres s’inscrivent dans cette dynamique afin que les élections qui se profilent à l’horizon, soient acceptées de tous. Je souhaite qu’au soir du 22 novembre, les perdants tendent la main au vainqueur et que ce dernier se pose en rassembleur dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est pourquoi je souhaite qu’à l’issue de  l’audit du fichier électoral en cours, toutes les difficultés soient aplanies et toutes les suspicions de fraude levées pour que l’on puisse aller à des élections crédibles et apaisées.

 

 

L’intérêt du peuple burkinabè doit primer sur tout

 

 

Je le dis parce que les hommes politiques sont ainsi faits qu’ils sont tous pareils. C’est-à-dire qu’ils ne méritent pas qu’on leur donne le bon Dieu sans confession. Celui qui joue à ce jeu, en prendra pour son grade. Et là, je sais de quoi je parle puisque j’ai plusieurs fois été témoin des pantalonnades d’hommes politiques, ici comme  ailleurs. Je ne cite le nom de personne. Mais comme j’aime à le dire, que celui qui se sentira morveux se mouche jusqu’à ce que j’entende. Je saurai quoi lui dire. En tout cas, je veux que  les uns et les autres comprennent que l’intérêt du peuple burkinabè doit primer sur tout.  Je le dis parce que je sais que même après l’audit du fichier électoral, il s’en trouvera des politicards pour chercher des poux sur un crane rasé. Conscients qu’ils ne pèsent pas politiquement et dans le souci de préparer l’opinion nationale et internationale à leur défaite programmée, ils ne manqueront pas de trouver la petite bête pour essayer, par tous les moyens, de décrédibiliser le processus électoral en cours. Ces gens-là, je les mets en garde et leur rappelle que le peuple burkinabè a tant souffert des affres de l’insécurité liée au terrorisme qu’il  ne faudra pas en rajouter avec une crise postélectorale avec son lot de violences et de massacres. Je veux que ce soit clair dans les esprits. Je ne tolèrerai aucune dérive, d’où qu’elle vienne. Les apprentis-sorciers sont avertis. Je ne veux pas que ce qui se passe aux lendemains des élections dans certains pays, arrive chez nous au Burkina Faso, jadis connu pour être un havre de paix.

 

« Le Fou »

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