BAISSE SIGNIFICATIVE DE LA CRIMINALITE A L’EST DU BURKINA : Garder toujours l’arme au pied

BAISSE SIGNIFICATIVE DE LA CRIMINALITE A L’EST DU BURKINA : Garder toujours l’arme au pied

Simon Compaoré, ministre d’Etat en charge de la Sécurité, a effectué, du 10 au 13 janvier 2018, une tournée régionale dans la partie Est du Burkina. De l’avis de la hiérarchie de la police et de la gendarmerie de ladite zone, statistiques à l’appui, l’insécurité y est en baisse progressive et significative. Cette performance a valu aux forces de sécurité des lauriers de la part du ministre d’Etat. A la suite de celui-ci, l’on peut se permettre de rendre hommage à ces hommes et femmes qui, très souvent au péril de leur vie, ont travaillé à  l’atteinte de ces résultats. Ils sont d’autant plus à féliciter que la partie Est du Burkina traînait la réputation d’être un véritable Far-west. Pas un seul jour ne se passait, en effet, sans qu’on n’enregistre un cas d’attaque à main armée. En somme, les bandits et autres coupeurs de routes avaient réussi l’exploit de se rendre pratiquement maîtres des lieux au point qu’ils se donnaient la liberté de sévir quand ils voulaient et comme ils voulaient. La situation était telle que les populations ne savaient plus à quel saint se vouer pour protéger leur vie et leurs biens. Les agents de l’Etat qui ont servi dans la zone ou qui y sont actuellement, savent que la description des lieux que l’on a faite ci-dessus, loin de relever de l’affabulation, correspond à la réalité. Aujourd’hui, les tendances sont en train d’être inversées de manière significative, à la grande satisfaction des populations. Pour imager les choses, l’on peut dire que les voyants qui, naguère, étaient au rouge, sont en passe de virer au vert. Ce résultat encourageant est à mettre à l’actif non seulement des forces de défense et de sécurité, mais aussi, il faut le souligner, des populations. C’est la preuve que l’insécurité n’est pas une fatalité, si l’ensemble des acteurs agit en parfaite harmonie et synergie. C’est le lieu de rendre un vibrant hommage à tous ces groupes d’autodéfense et autres initiatives privées de sécurité qui ont choisi de mettre la main à la pâte et cela, dans le respect des règles de la République.

Il faut éviter de tomber dans une autosatisfaction démesurée

Nous évitons de les appeler Kogl-weogo, puisque pour bien des Burkinabè, des villes surtout, ce terme n’a pas bonne presse. Mais quel que soit le terme employé pour désigner ces groupes d’autodéfense, il faut reconnaître que dans la partie Est du Burkina, ils font oeuvre de salubrité publique. Et cela a été reconnu à la fois par les paisibles populations et les Forces de défense et de sécurité elles-mêmes. Si ailleurs, les groupes d’autodéfense font dans l’excès en torturant et en rançonnant au quotidien, l’on ne peut pas en dire autant des groupes d’autodéfense qui opèrent dans l’Est. Et cela est un motif de satisfaction. En tout cas, et c’est le moins que l’on puisse dire, ils sont efficaces. Et ce bon exemple de collaboration entre les Forces de défense et de sécurité et les groupes d’autodéfense doit être dupliqué partout ailleurs à travers le pays. Car, dans cette partie du Burkina, l’on peut avoir l’impression que le phénomène de l’insécurité est perçu comme une problématique dont la résolution incombe aux seules Forces de défense et de sécurité. Une telle approche est erronée. Car, l’on a beau équiper les forces de défense et de sécurité, l’on a beau améliorer leur ration alimentaire, l’on a beau leur distribuer des primes, cela ne servira à rien tant que les populations locales ne vont pas s’impliquer de manière consciente, franche et résolue dans la lutte contre le phénomène. Dans la partie Est du Burkina, cette perception des choses est une réalité. Il y a des acquis évidents à l’Est du pays, mais il faut éviter de tomber dans une autosatisfaction démesurée. Car les bandits et autres terroristes sont ainsi faits qu’ils ont l’intelligence de s’adapter à toutes les situations. Il faut éviter donc de baisser la garde en travaillant chaque jour que Dieu fait à ne pas gâcher la confiance qui règne actuellement à l’Est du pays entre les FDS et les populations locales. Pour y arriver, les premiers acteurs doivent extirper de leurs pratiques, tous les actes attentatoires à l’intérêt général. Les rackets en font partie. Et le ministre d’Etat a été bien inspiré, lors de sa tournée, de le leur rappeler.

Sidzabda

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1 Commentaire

  1. Paulin O.C

    La sensibilisation doit se poursuivre et s’intensifier à l’attention des initiatives locales de sécurité Koglwéogos. Les autorités en charge de la sécurité ont mené beaucoup de sensibilisation dans ce sens pour inviter les Koglwéogos à inscrire leurs actions selon les principes républicains d’un Etat de droit. Ainsi, la collaboration est conseillée entre ces initiatives locales de sécurité et les forces de l’ordre (policiers, gendarmes).De bons exemples existent déjà dans cette collaboration. Il faut intensifier la sensibilisation pour que cessent les sévices corporels et les conflits de compétence entre forces de l’ordre et Koglwéogos. Cela permet de corriger les déficits de communication et de sanctionner les cas de dérives intentionnelles contre les brebis galeuses. Les Koglwéogos et forces régulières de sécurité ont tous leur partition à jouer dans les actions de sécurité publique au Burkina dans un esprit de complémentarité. Force devra toujours rester à la loi.

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