A la uneLa chronique du fou

BURKINA

Et si l’on privatisait la Fonction publique ?

Et si l’on privatisait la Fonction publique ? Cette question, je me la pose presque tous les jours quand j’observe le comportement de bien des agents publics. En effet, non seulement certains d’entre eux passent une semaine voire deux  sans aller au service, mais aussi bon nombre de ceux qui y vont en repartent bien souvent avant l’heure de descente.  Ce que je suis en train de dire peut être vérifié par ceux qui pensent que j’exagère. Non, je n’exagère pas. Je peins la triste réalité de notre administration publique où, je l’avais déjà dit, le non-respect de la hiérarchie, est devenu la chose la mieux partagée. Les choses sont telles que le ministre de la Fonction publique avait lui-même reconnu, il n’y a pas  longtemps, que notre administration était en train de montrer ses limites. C’est hélas le triste constat qui se dégage. Comme je l’ai toujours dit, je ne suis personnellement pas  contre les agents qui expriment leur mécontentement par une grève ou tout autre forme de lutte reconnue par la loi : c’est leur droit. Et je n’encourage jamais la remise en cause d’un droit. Non et non ! Mais ce que je ne tolère pas, c’est cette forme de lutte qui consiste à aller au service sans rien faire. Je trouve que ce n’est pas normal parce que l’on ne s’assume pas vis-à-vis de la loi qui, tout en reconnaissant le droit de grève à tout travailleur, autorise aussi l’employeur à couper le salaire en fonction du nombre de jours où l’agent n’a pas travaillé. Voyez-vous ? Soyons sérieux ! Soit on est en grève, soit on ne l’est pas. Et cette nouvelle forme de lutte dont je parle, a été expérimentée par les syndicats du ministère de l’Economie et des finances au temps fort du bras de fer qui les opposait au gouvernement. Après eux, les policiers ont fait la même chose et ils ont eu gain de cause. Naturellement, d’autres corporations ont emboîté le pas. Ce fut le cas  des gestionnaires des ressources humaines qui, depuis des mois, étaient à couteaux tirés avec le gouvernement. Conséquence : nombreux sont les agents publics dont les dossiers étaient bloqués.

Cela permettrait de mettre de l’ordre

Je connais même des agents publics qui ne savent plus à quel saint se  vouer, tant ils ont usé leurs semelles à force d’aller tous les jours à leur Direction des ressources humaines. Ce que je regrette, c’est que le gouvernement, plutôt que de sévir, a laissé faire. C’est pour toutes ces raisons que je demande à ce que l’on privatise la Fonction publique. Cela, à mon avis, permettrait un tant soit peu de mettre de l’ordre et de mettre fin à la pagaille qui y prévaut. Je suis sûr que si la Fonction publique était privatisée, nombreux sont les agents qui seraient renvoyés parce qu’ils ne pourraient pas tenir le coup tellement ils sont laxistes et paresseux. Je ne cite le nom de personne mais comme j’aime à le dire, que celui quoi se sente morveux se mouche. Je sais que ces gens-là ne seront pas contents en me lisant mais je le dis et je le répète : je n’ai pas l’habitude d’écrire pour faire plaisir à quelqu’un. Je dis mes vérités et peu importe si cela plaît ou pas. En tout cas, je lance la réflexion et je souhaite que les autorités y réfléchissent aussi. Privatiser notre Fonction publique produirait plus de rendement. C’est ma conviction personnelle.

« Le Fou »

Articles similaires

Un commentaire

  1. Pas si fou que ça, notre fou! A quand la fin de la récréation? Comment ce gouvernement réussit à assurer toujours les salaires (que certains n’hésitent pas ò qualifier de « perdiems »)? pour moi, cela reste un mystère.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer