CAN EGYPTE 2019 : Les Etalons ne seront pas au rendez-vous

CAN EGYPTE 2019  : Les Etalons ne seront pas au rendez-vous

La seule victoire sur les Mourabitounes n’a pas suffi aux Etalons pour obtenir le deuxième ticket qualificatif du groupe I pour la phase finale de la CAN Egypte 2019. Certes, ils ont gagné par 1 but à 0 le vendredi 22 mars 2019 au stade du 4-Août. Malheureusement pour eux, l’équipe d’Angola est allé s’imposer à Francistown devant le Botswana par le même score et se qualifie tout comme la Mauritanie.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ? C’est la question que tout observateur du football africain s’est posée au soir de l’élimination des Etalons de la CAN Egypte 2019, le 22 mars dernier, au stade du 4-Août. L’équation était bien simple. Le Burkina avait l’obligation de gagner face à la Mauritanie mais, la seule victoire ne suffisait pas puisque son sort dépendait de la rencontre de Francistown où l’Angola, en déplacement, jouait sa qualification contre le Botswana. Les Etalons sont parvenus à vaincre, par 1 but à 0, les Mourabitounes ; pendant ce même temps, les Palancas Negras réalisaient la prouesse de vaincre les Zèbres sur leurs installations par le même score. Ainsi, le Burkina ne sera pas du rendez-vous du 21 juin au 19 juillet prochain au pays des Pharaons en Egypte. Au vu du parcours des Etalons et à la veille de la 6e et dernière journée, l’équation semblait difficile pour le sélectionneur national et ses poulains, surtout qu’il y avait une bonne équipe angolaise qui était en train de terminer fort ces éliminatoires. Cela était difficile d’autant plus que les Etalons ont longtemps balbutié leur football avant de se rendre à l’évidence que leur situation se compliquait. Favori du groupe I au lendemain du tirage au sort, le Burkina n’a pas réussi à confirmer son statut et pour bon nombre de raisons. S’il a réussi sa première sortie en dominant l’Angola, tout va changer lors de la deuxième journée en Mauritanie. Avouons-le, les Etalons ont pris de haut les Mourabitounes et semblaient se dire qu’ils ne constituaient pas un gros obstacle, oubliant que le nom seul ne suffit pas aujourd’hui pour battre un adversaire. A Nouakchott, le capitaine Charles Kaboré et sa suite ont été renvoyés à leurs chères études tellement Ismaël Diakité, Adama Ba et leurs camarades ont su leur donner une véritable leçon de football en s’imposant par 2 buts à 0 avec surtout la manière. Tout était à refaire mais, cela prenait une autre tournure puisque là où les Mauritaniens et les Angolais sont allés s’imposer au Botswana, les Burkinabè n’ont pas fait mieux qu’un nul.

Paulo Duarte manque parfois de logique

Une élimination des Etalons qui semblait donc prévisible et l’entraîneur Paulo Duarte de toujours trouver la formule pour justifier sa débâcle. La raison, selon lui et qu’on peut retenir, c’est qu’il devait faire à chaque fois avec des absences suite à des blessures. Mais, le Burkina a combien de footballeurs hors de ses frontières et à l’intérieur, qui soient capables de défendre les couleurs nationales pour que Paulo Duarte n’en trouve pas et passe son temps à se défendre qu’il doit faire à tout moment avec des absents victimes de blessures ? Qu’on cesse de faire croire aux Burkinabè qu’il n’y a pas d’autres joueurs que les cadres habituels de l’équipe nationale. Paulo Duarte manque parfois de logique parce qu’il ne peut pas se contenter des mêmes joueurs, même blessés et plus loin, il a la manie de convoquer régulièrement des joueurs qui peuvent passer trois à quatre mois sans jouer une seule minute de match officiel et sont souvent titulaires. En tant que technicien, il est mieux placé pour savoir qu’on ne vient pas en équipe nationale pour se faire de la compétition alors que ce sont des matchs officiels de haute intensité. Cela ne marche pas toujours et le résultat est là, aujourd’hui, plus qu’amer. Il faut y ajouter un flou tactique des Etalons qui ne misent souvent que sur la qualité individuelle de ses cadres dont Bertrand Traoré, Jonathan Pitroipa ou encore Aristide Bancé en espérant d’eux, des exploits individuels. Face aux Mourabitounes qui étaient déjà qualifiés et qui n’ont véritablement pas forcé, il a fallu le coup de patte magique de la gauche de Bertrand Traoré pour faire la différence à la 19e mn et après, plus rien. Par sa qualité et le volume de jeu développés, cette formation mauritanienne a montré que sa qualification est bien méritée et n’est pas le fait du hasard. Est-ce donc la fin d’un cycle chez les Etalons ? On ne peut pas l’affirmer pour tous les joueurs mais, il y a une politique à revoir et très vite afin que la transition ou cette étape ne soit pas une longue traversée du désert. Maintenant, il s’agit, pour le comité exécutif de la Fédération burkinabè de football, de tirer les conséquences de cet échec et de repartir du bon pied.

Antoine BATTIONO

 

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