CAPITAINE EMILE SOUDRE à propos de la lutte contre le terrorisme à Dédougou : « Des mesures actives et passives sont prises pour parer à toute éventualité »

CAPITAINE EMILE SOUDRE à propos de la lutte contre le terrorisme à Dédougou : « Des mesures actives et passives sont prises pour parer à toute éventualité »

Les attentats terroristes que le Burkina a connus ont provoqué une onde de choc à travers tout le pays. Dans la Boucle du Mouhoun, la plus grande région du pays, des dispositions sécuritaires ont été prises pour sécuriser les populations, leurs biens, etc. Pour en parler, nous avons rencontré le capitaine Emile Soudré, chargé de l’expédition des affaires courantes au Groupement de gendarmerie de Dédougou.

« Le Pays »: Quelles sont les dispositions particulières prises pour renforcer la sécurité de la région ?

Capitaine Emile Soudré : Pour ne pas dévoiler ici toute la stratégie, je ne puis vous dire grand-chose. Mais sachez que nous sommes en alerte permanente et veillons à répondre à toute sollicitation à travers des piquets d’intervention et des patrouilles. Aussi, des mesures actives et passives sont prises pour parer à toute éventualité.

Avez-vous déjà eu à faire à des cas suspects ?

Des citoyens nous ont signalé des individus qu’ils trouvaient suspects. Nous avons alors dépêché des équipes d’intervention pour les appréhender. Mais à ce jour, aucun suspect relatif aux actes terroristes évoqués n’a été retrouvé dans notre circonscription. Les recherches se poursuivent.

D’aucuns se plaignent de l’absence de réaction des Forces de l’ordre quand ils appellent les numéros verts. Que leur répondez-vous?

A moins que ce ne soit un encombrement de la ligne ou des problèmes techniques liés aux réseaux, le numéro vert de la Gendarmerie reste ouvert et disponible. D’ailleurs, plusieurs appels y sont reçus quotidiennement. Une cellule de veille est mise en place pour recueillir les appels des citoyens.
A ce propos, il faut toutefois déplorer des fausses alertes et des cas d’injures par certains citoyens animés d’esprit malsain. Toute chose qui contribue non seulement à encombrer la ligne, mais aussi à disperser les énergies et limiter l’action des Forces de l’ordre.

On constate l’absence des Forces de l’ordre au niveau des places publiques et certains bâtiments administratifs. La sécurité est-elle garantie dans ces endroits ?

Comme je vous l’ai dit plus haut, des mesures actives et passives sont prises pour sécuriser les lieux publics. Il ne s’agit pas forcément de présence visible à tous les lieux publics. Nous avons des éléments qui travaillent aussi dans l’ombre.

Quel message avez-vous à l’endroit de la population ?

J’invite les populations à toujours collaborer avec les Forces de défense et de sécurité, que ce soit en milieu urbain ou rural. Il s’agit, notamment, du réflexe d’information et d’alerte des Forces de défense et de sécurité sur toute personne, activité suspecte ou comportement inhabituel. Cela nous permettra d’anticiper.
Je profite de cette tribune pour rappeler les numéros utiles que sont le 16, le 17 et le 1010, respectivement pour la gendarmerie, la police et le Centre national de veille et d’alerte.

Propos recueillis par Saydou BAKAYOKO (Correspondant)

 

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