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CHINE:Quand traditions et technologie se conjuguent au présent

Les journalistes connus des pays francophones africains poursuivent leur programme du séminaire débuté le 15 août dernier à Pékin dans la capitale de la République populaire de Chine. Après la Radio Chine internationale et le Centre d’exposition de la planification urbaine de Pékin, les séminaristes ont visité les 22, 23 et 24 août, le Collège impérial de Pékin, StarTimes group, le musée de la capitale et le Salon du thé Gengxiang de Ninghong group. Les informations fournies au cours de ces visites, ont permis aux journalistes de mieux découvrir les mœurs chinoises, la pensée confucéenne, mais aussi la haute technologie qu’offre StarTimes group.

 Edifiés, les journalistes connus des pays francophones africains l’ont été au terme de la visite de trois sites, les 22, 23 et 24 août 2019. D’une architecture traditionnelle chinoise, le collège impérial de Pékin (Guozijian) était considéré comme le plus prestigieux temple du savoir de la Chine. Edifié en 1306, il est aujourd’hui un lieu touristique qui ne se désemplit pas. En effet, il est situé à côté du temple de Confucius, ce maître à penser du confucianisme, doctrine politique et sociale qui fut érigée en religion d’Etat dès la dynastie Han.

Pour ce philosophe chinois des IVe et Ve siècles avant Jésus Christ, l’élève se doit d’être obéissant à son maître, l’enfant se doit aussi d’être obéissant à ses parents et les citoyens se doivent également d’être obéissants à leurs autorités. Tout cela en vue de la pacification du corps social. La morale confucéenne a beaucoup influencé l’Asie dont la Chine, le Japon, la Coré du Sud, etc. Pour améliorer la qualité de la sélection des élèves du collège impérial, sous la dynastie Sui, l’empereur a mis en place le keju, un système d’examen qui permettait aux élèves de la classe sociale de se frayer un chemin. Avant ce système, seuls les enfants de la classe aristocratique pouvaient intégrer ce prestigieux collège.

Le keju oblige tout candidat à passer avec succès un examen local, puis provincial avant d’obtenir le quitus pour la capitale. L’élève ainsi admis au collège impérial bénéficie de privilèges ainsi que sa famille. Si ce temple du savoir attire les touristes locaux et étrangers, le musée de la capitale n’en fait pas moins. Ouvert en 1981, il a été déménagé en 2006 dans un bâtiment plus moderne d’une superficie de 63 000 m2. Conçu par les architectes Jean-Marie Duthilleul et Cui Kai, il était en 2009, le plus grand musée d’histoire de l’art chinois du pays. En effet, il reçoit des milliers de personnes par jour. Et ce n’est pas surprenant puisque ce musée n’est autre que le haut lieu des mœurs chinoises de la capitale.

Car,  il y est exposé toute sorte d’objets dont certains datent du IIe siècle avant Jésus Christ. On y découvre des portraits de grands hommes, des statuettes, des objets en or, en Crystal, en porcelaine, en poterie, en bronze, en ivoire, des robes impériales, des robes de dragons, bref la liste est longue. Tous les objets emblématiques et images symbolisant la vie des pékinois y sont exposés de même que des photos d’événements historiques. Autre lieu autre réalité. En Afrique, quand on parle de thé, on pense immédiatement à la Chine.

Des vertus thérapeutiques du thé

 Eh bien, l’on n’a pas tort. En effet, le thé est une véritable tradition en Chine. Et nous avons pu le découvrir en visitant le salon du thé gengxiang. Ninghong group commercialise plusieurs types de thés dont le thé vert, le thé noir, le thé oolong, le thé au jasmin mais aussi des amuse-gueules fabriqués à base du thé tels que des biscuits. Certains de ces thés ont des vertus thérapeutiques selon la tradition chinoise tels que le thé vert parce qu’il chauffe l’estomac et éveille les sens de l’homme. Du reste, une séance de dégustation de trois types de thé dont le thé vert a permis aux visiteurs du jour d’apprécier le goût mais aussi les vertus des thés servis. Si la culture chinoise a séduit les séminaristes, la technologie ne les a pas laissés indifférents non plus.

Créé en 1988, StarTimes group est un opérateur de télévision numérique opérant essentiellement en Afrique subsaharienne. Selon David Courbe du service relations publiques, SatrTimes group est présent dans 37 pays africains et compte environ 28 millions d’utilisateurs soit en service de TNT, (Télévision numérique terrestre) ou télévision par satellite, ou de starTimes. Il emploie 5 000 travailleurs dont 4 000 en Afrique et un millier en Chine.

Comme services phares, cet opérateur de télévision numérique propose des bouquets de télévision et dispose d’une plateforme de 480 chaînes composées de chaînes locales, de chaînes internationales et de chaînes propres à StarTimes. Cette société propose 5 chaînes de sport en haute définition, avec des grands championnats internationaux comme la Bundesliga, la league Europa, etc.

 La transition numérique

 En plus de ces chaînes, il y a celles dédiées aux télénovelas, aux séries, aux films chinois et internationaux. Selon David Courbe, l’une des raisons de la présence de StarTimes group en  Afrique francophone et lusophone, c’est d’aider les pays africains qui n’ont pas encore basculé vers le numérique à pouvoir le faire parce qu’ils sont en  retard par rapport aux pays d’autres continents. Ayant une grande expérience dans le domaine de la transition de l’analogique vers le numérique, StarTimes group a donc décidé de travailler avec des gouvernements africains afin de les aider à basculer vers la diffusion numérique. Mais, a-t-il souligné, il s’agit de projets très demandeurs en termes de finance mais aussi de technologie.

Ces projets étant complexes parce qu’ils ont besoin de l’adhésion des populations, StarTimes a décidé de travailler à la fois avec les gouvernements mais aussi avec les chaînes de télévisions pour pouvoir effectuer ce basculement dans les meilleures conditions possibles, a confié David Courbe.  Et de préciser que StarTimes a déjà réalisé le réseau TNT avec la télévision nationale zambienne, sous la forme partenariat public-privé et a entrepris la réalisation du réseau TNT du Burundi avec le même mode de partenariat. Et le group ne compte pas s’arrêter en si bon chemin car, il travaille également avec des pays comme la Guinée et le Bénin pour rendre opérationnelles leurs TNT respectives. A en croire David Courbe, StarTimes group ne fait pas que du business puisqu’il a mis, a-t-il justifié, son expertise à la disposition de l’ONUSIDA avec lequel il diffuse des messages de sensibilisation en Afrique aussi bien francophone qu’anglophone. Le group, dira-t-il, travaille également avec l’ONG SOS village d’enfants sur un projet d’autonomisation des jeunes afin de les intégrer dans le marché d’emploi, et ce, à travers des stages, etc.

 

« Maison intelligente »

StarTimes met aussi en œuvre un projet baptisé, accès de 10 000 villages africains à la télévision par satellite. Ce projet vise à permettre aux populations des villages qui sont en marge de la mondialisation d’accéder à la télévision via satellite grâce à des installations publiques et surtout solaires. Cette société qui se veut un trait d’union entre la Chine et l’Afrique dit accompagner l’initiative « la ceinture et la route » en faisant découvrir l’Empire du milieu aux Africains et le berceau de l’humanité aux Chinois à travers la diffusion de films et de séries. Très athlétique, c’est avec force détail que David Courbe a présenté sa structure aux Hommes de médias.

Logé dans des bâtiments cocus, StarTimes est à la pointe de la technologie. Car, en plus des bouquets qu’il met à la disposition de sa clientèle, il a mis au point des produits tels que « maison intelligente » une technologie permettant de doter une maison de smart IP camera, de détecteur de fumée, de détecteur de mouvement, de capteur de porte, d’arme sos, etc. Et c’est peu dire que d’affirmer que cette technologie, la salle de contrôle, de traduction et de doublage ainsi que le studio du sport, ont séduit les visiteurs du jour. Du reste, certains, notamment ceux dont les pays collaborent avec StarTimes group, n’ont pas hésité à laisser des messages de félicitation et d’encouragement dans les archives de cette société dont la devise est « One plafeform, one world. »

 

Dabadi ZOUMBARA (Depuis Pékin)

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