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CONDAMNATION DE HAMA AMADOU : La descente aux enfers continue

CONDAMNATION DE HAMA AMADOU : La descente aux enfers continue

 

Le verdict est tombé, hier, 13 mars 2017. L’ancien président de l’Assemblée nationale du Niger, Hama Amadou, a été condamné par contumace à un an de prison ferme pour complicité de supposition d’enfants. Ainsi en a décidé la Cour d’appel de Niamey qui, après maints reports, a finalement tranché même si, il faut le rappeler, les avocats de la défense, estimant que les règles de procédure n’ont pas été respectées, s’étaient retirés de la salle d’audiences. Au départ, le ministère public avait requis des peines de trois ans de prison contre Hama Amadou ainsi qu’une privation des droits civiques et politiques pendant cinq ans, mais dans son délibéré, la Cour l’a condamné à douze mois d’emprisonnement ferme. Alors, que va-t-il maintenant se passer ? Hama Amadou va-t-il rentrer au pays pour purger sa peine ; lui qui, on le sait, avait déjà passé quelques mois à la prison de Filingué avant d’être évacué en France pour des raisons médicales ? Rien n’est moins sûr. Car, après son séjour médical, le président du MODEM/LUMANA, à en croire certaines sources, a effectué des promenades de santé entre Paris et Abidjan, tout en évitant de mettre pied dans son pays qu’il avait d’ailleurs, dans un premier temps, quitté en catimini dès le début de l’affaire de trafic international de bébés.

Hama Amadou n’a rien fait pour prouver son innocence, si ce n’est crier au complot

En tout cas, si l’objectif du président Mahamadou Issoufou était de détruire politiquement son adversaire Hama Amadou, on peut dire qu’il l’aura atteint. Car, non seulement il a réussi à nuire à la réputation de l’homme, mais aussi à mettre du sable dans son couscous lors de la dernière présidentielle. Ainsi va la politique en Afrique. Quand on entre en dissidence avec le régime en place, il faut s’attendre à tout. C’est à ce moment que commence la descente aux enfers. C’est le cas de Moise Katumbi de la RDC, qui, pour avoir tourné le dos au président Joseph Kabila, en aura vu des vertes et des pas mûres. Il en est de même pour le Général Jean-Marie Mokoko au Congo Brazzaville, qui, pour avoir lorgné la place du seigneur, est tombé en disgrâce et a été mis au cachot. On peut multiplier les exemples à travers le continent. Cela dit, s’il est vrai que d’aucuns ont vite fait de parler de cabale politique contre Hama Amadou qui fut un allié de Mahamadou Issoufou, il faudrait cependant savoir raison garder. Car, à tout point de vue, Hama Amadou n’a pas non plus présenté un comportement qui laissait peu de place au doute dans ce dont on l’accuse. En effet, pourquoi avoir, dans un premier temps, fui son pays alors même que son épouse était déjà en prison ? Pourquoi avoir refusé le test d’ADN qui, à lui seul, suffisait pour établir ou non sa culpabilité ? Ne s’agit-il pas  là d’une  stratégie visant à donner une dimension politique à l’affaire pour finalement jouer les victimes ? Cela y ressemble fort, tant Hama Amadou n’a, selon toute vraisemblance, rien fait pour prouver son innocence, si ce n’est crier au complot.

B.O

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1 Commentaire

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