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CONDAMNATION DE TEODORIN OBIANG NGUEMA

En attendant la décision de la Cour d’appel

Accusé de s’être constitué un patrimoine mobilier et immobilier de plusieurs millions d’euros en France, Téodorin Obiang Nguéma, le fils du président de la Guinée Equatoriale, on se rappelle, avait été condamné à trois ans d’amende avec sursis sur fond de confiscation de ses biens estimés à plus de 150 millions d’euros. Toute chose que les partisans de la transparence financière  considèrent comme une victoire d’étape ; eux qui espèrent que ce procès ouvrira la voie à bien d’autres dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis ». Tout le mérite revient à l’association Sherpa et à Transparency International qui, il y a une décennie déjà, avaient porté l’affaire devant la Justice ; allant jusqu’à se charger de protéger et défendre les populations victimes de crimes économiques. Ils accusent bien des dirigeants africains de s’être bâti un riche patrimoine dans l’Hexagone, en partie alimenté par l’argent de la corruption et les détournements de fonds publics de leurs pays respectifs. Sont dans leur collimateur Denis Sassou Nguesso du Congo, feu Omar Bongo et son clan du Gabon, Paul Biya du Cameroun, Théodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale et sa famille, etc.

La pression diplomatique sur laquelle Téodorin comptait, ne lui a pas permis de s’octroyer une immunité

 

Dans le dernier cas cité, la France n’est pas le seul pays à lui demander des comptes. On se rappelle, en effet, qu’en octobre 2014, la famille Obiang avait fait contre mauvaise fortune bon cœur, en renonçant à la bagatelle de 30 millions d’euros aux Etats-Unis, dans le cadre d’un accord passé avec la Justice américaine. C’est dire donc qu’il n’y a pas de fumée sans feu. En tout cas, pour autant que la famille Obiang Nguema n’ait rien à se reprocher, elle n’a pas besoin de ruer dans les brancards. Ce procès en appel qui s’est ouvert le 9 décembre dernier, lui donnera l’occasion de se défendre et de prouver à tous, que sa fortune a été acquise honnêtement. C’est le seul combat qui vaille la peine d’être mené, plutôt que de s’engager dans une contre-offensive judiciaire ridicule aux fins de mettre un terme à la procédure en cours. Comme ce fut la démarche de Téodorin Obiang qui, invoquant son statut de deuxième vice-président de la Guinée Equatoriale à l’époque, avait fait feu de tout bois pour faire annuler les poursuites engagées à son encontre. Mais c’était sans compter avec la ténacité de la Justice française qui ne recule devant rien. La preuve est que la pression diplomatique sur laquelle il comptait, ne lui a pas permis de s’octroyer une immunité.

B.O

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