A la uneFocus

CONSEIL PRESIDENTIEL POUR L’AFRIQUE. : Que cachent ces démissions en séries ?

 

Que se passe-t-il au sein du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), du nom de cet organe mis en place par le président Emmanuel Macron, dont le but est d’apporter un nouvel éclairage et de « renouveler le mode de gouvernance traditionnel de la politique africaine française » ? C’est la question que l’on est en droit de se poser, après la démission de la journaliste Elisabeth Gomis pour rejoindre Africa 2020 créé par le président Macron. Ce départ, dit-on, s’explique par des considérations déontologiques parce que, estime la journaliste, « c’est une suite logique. Le Conseil présidentiel pour l’Afrique a initié la saison Africa 2020. Cette saison représente beaucoup pour moi, ça ne s’est jamais fait. C’est un projet énorme. L’Afrique racontée par les Africains dans un cadre français : je pense que j’ai une certaine expertise. Et pour moi, c’est un honneur de pouvoir travailler avec la commissaire N’Goné Fall ». On veut bien croire en la bonne foi de la consœur Gomis, mais cette démission laisse entrevoir une forme de lassitude pour ne pas dire un malaise au sein du CPA qui, depuis sa mise en place, manque réellement de visibilité. Si fait que, composé de 11 membres au départ, le CPA n’en compte finalement que huit aujourd’hui. C’est l’avocat Ives-Justice Djimi qui avait donné le la avant de se voir emboiter le pas par l’entrepreneuse culturelle Nomaza Nongunga Coupez. En tout cas, quand on sait que Elisabeth Gomis était connue pour avoir un caractère bien trempé et qu’elle n’hésitait pas à manifester publiquement ses désaccords, on peut dire que le CPA a perdu une grande personnalité.

Le CPA saura-t-il répondre aux attentes du président Macron ?

Ceci pouvant expliquer cela, sa démission pourrait être l’expression d’une divergence profonde interne entre les différents membres qui composent le CPA qui, finalement, fait la part belle aux entrepreneurs et personnalités issues du monde des entreprises. Cela dit, le CPA saura-t-il répondre aux attentes du président Macron qui l’a conçu et élaboré ? Pas si sûr d’autant qu’après chaque départ, des arrivées sont annoncées mais rien n’y fit. Pourquoi ? « On n’est pas dans une démarche, un départ = une arrivée », répond-on du côté de l’Elysée qui ajoute : « mais évidemment, on y travaille pour garder la dynamique du CPA intacte ». On attend de voir puisque le CPA promet de fournir un « panorama complet sur ce qui se fait en termes de solutions santé en Afrique et ce sur quoi il devrait mettre le paquet (…) lors de la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à Lyon, en octobre ».

Boundi OUOBA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer