CREATION DE NOUVEAUX PARTIS POLITIQUES

CREATION DE NOUVEAUX PARTIS POLITIQUES

Chacun préfère être tête de rat que queue d’éléphant

La faune politique burkinabè s’est enrichie avec la création de nouveaux partis. C’est du moins le constat que je fais. En effet, trois partis ont été portés sur les fonts baptismaux, il y a quelques semaines de cela. Il s’agit, pour ne pas les nommer, du Front patriotique pour le renouveau (FPR) dont le président s’appelle Aristide Ouédraogo ; des Progressistes unis pour le renouveau (PUR) cornaqué par un certain Justin Wahin Somé et enfin Notre cause commune (NCC) de Jean Claude Kaboré. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que tous ces trois nouveaux partis disent ne relever ni de la gauche ni de la droite. Autrement dit, ils ne sont ni de la majorité ni de l’opposition. Ils sont, pour ainsi dire, des centristes. Là-dessus, je n’ai pas de commentaire particulier à faire. Car, ils ont le droit de choisir leur camp, tout comme la loi leur permet de s’associer comme ils veulent et peuvent. Seulement, je me pose la question de savoir pourquoi ces trois nouveaux partis n’ont pas jugé nécessaire de fusionner pour en faire un, étant donné que tous ont la même ligne de départ : ni de l’opposition ni de la majorité. Je suis un peu perdu quand j’essaie de les suivre dans leur analyse sur ce point précis. Mais enfin, je comprends qu’au Burkina, chacun préfère être tête de rat que queue d’éléphant. C’est connu de tous. C’est presque devenu une règle générale au pays des Hommes intègres. Mais comment peut-il en être autrement, quand on sait que certains présidents de partis ont fait la preuve de leur incurie. Certains, il faut le dire, ont fait de leur parti un bien familial qu’ils gèrent à leur guise et cela, en totale contradiction avec les textes. Je sais que beaucoup, pour peu qu’ils soient sincères, se reconnaîtront dans mon propos. Et c’est tant mieux ! Qu’ils se mouchent s’ils le peuvent, pourvu que leur morve ne salisse pas les autres.

Je piaffe d’impatience qu’arrivent les prochaines échéances électorales

Cela dit, je fais le constat que derrière pratiquement deux des trois nouveaux partis que sont le PUR et le FPR, se cachent des gens bien connus du sérail. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est dame rumeur qui me l’a appris. Et comme je sais qu’il n’y a pas de fumée sans feu, je me suis laissé convaincre. J’ai compris que les intéressés n’ont pas voulu prendre le risque de se présenter à visage découvert parce qu’en tant que députés, ils perdraient leurs postes respectifs. Ce qui n’est pas politiquement stratégique. Moi, je ne suis pas un homme politique, mais pour ma part, quand on n’est pas en odeur de sainteté avec un parti, il faut tout simplement claquer la porte avec toutes les conséquences qui vont avec. Il faut avoir le courage de ses opinions. C’est ce qui, à mon avis, doit caractériser un homme politique digne de ce nom. Ailleurs, les gens le font, mais chez nous, on fait toujours des calculs.
En tout cas, tout en souhaitant longue vie aux trois bébés politiques qui viennent de naître, je piaffe déjà d’impatience qu’arrivent vite les prochaines échéances électorales qui, sans doute, permettront à chacun de mesurer son poids réel sur l’échiquier politique. Cela permettra d’opérer une sorte de darwinisme politique qui consiste à faire disparaître les plaisantins au profit des plus sérieux. Rendez-vous donc, par la grâce de Dieu, en 2020. Je suis fou, mais je parie que j’entends exercer mon droit, en allant voter pour… Imaginez la suite !

« Le Fou »

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+