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DECES DE JACQUES DIOUF:Combattant de la faim jusqu’à la mort !

Le Sénégal n’a pas encore fini de pleurer la disparition de Ousmane Tanor Dieng, qu’un autre  de ses «  valeureux fils» vient aussi de tirer sa révérence. Il s’agit, pour ne pas le nommer, de Jacques Diouf. Il est décédé à l’âge de 81 ans des suites d’une longue maladie, en France. Celui que tous les Sénégalais pleurent aujourd’hui, est né le 1er août 1938 à Saint Louis dont il fut député de 1983 à 1984.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome, d’une maîtrise d’agronomie tropicale et d’un doctorat en sciences sociales, Jacques Diouf qui a  exercé en qualité de secrétaire d’Etat à la recherche scientifique sous Léopold Sédar Senghor, n’a pas hésité à quitter son pays pour embrasser une carrière internationale. Après avoir séjourné au Centre de recherche pour le développement international à Ottawa et à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), il devint ambassadeur de son pays auprès des Nations unies à New York. Mais là où le diplomate sénégalais a beaucoup fait parler de lui, c’est à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dont il a été le Directeur général pendant dix-huit ans.

Il avait de belles initiatives tendant à développer la production agricole

 

Déterminé à lutter contre la faim dans le monde, Jacques Diouf , avec la collaboration du secteur privé et de stars, avait lancé de vastes opérations pour récolter des sous à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.

Choqué par la famine qui sévissait dans la Corne de l’Afrique en 2011, il disait ne pas supporter de voir l’image d’un enfant qui risque de mourir de faim », tout en ajoutant ceci : « Nous ne souhaiterions pas ça  pour nos enfants, je ne vois pas pourquoi on accepterait ça pour les enfants des autres ». C’est dire si la disparition de Jacques Diouf constitue, pour reprendre les termes du président Alpha Condé, « une grande perte pour l’Afrique et pour le monde entier », tant il avait de belles initiatives tendant à développer la production agricole afin de lutter contre la faim.

Sans doute le Sénégal aurait-il davantage profité de ce « valeureux fils »  si Jacques Diouf, candidat à la présidentielle de 2012 contre Abdoulaye Wade, avait été élu chef de l’Etat, avec son ambitieux programme agricole censé lutter contre l’insécurité alimentaire.

B.O

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