EDUCATION NATIONALE : Le MENA ordonne la fermeture de 226 écoles

EDUCATION NATIONALE  : Le MENA ordonne la fermeture de 226 écoles

Le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, le Pr Stanislas Ouaro, a animé une conférence de presse le vendredi 7 septembre dernier, au sein dudit ministère. L’ordre du jour de cette rencontre avec les Hommes de médias a porté sur la situation des établissements privés au Burkina Faso.

Intervenant en sa qualité de ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, le Pr Stanislas Ouaro a indiqué que dans le souci d’assainir l’environnement de l’enseignement préscolaire, primaire, post-primaire et secondaire privé, des services techniques relevant de son département ont effectué une mission de recensement des structures privées d’éducation et d’enseignement, du 23 juillet au 4 août 2018, dans treize régions avec pour objectifs, entre autres, de recenser les établissements d’enseignement privés non reconnus, de saisir l’occasion pour sensibiliser les promoteurs qui ne respectent pas les différents cahiers de charges, de permettre aux autorités de prendre des décisions allant dans le sens d’assainir notre système éducatif, etc. A cet effet, les équipes désignées pour cette activité de recensement se sont rendues dans les différentes directions régionales où elles ont eu des séances de travail avec les différents responsables desdites directions. « A l’issue de ces séances préliminaires, les équipes du niveau central, avec l’appui des agents des directions concernées (DREPS, DREPPNF), se sont rendues sur les sites des établissements, pour le recensement proprement dit. Cette stratégie a permis de recenser 139 établissements privés pour le préscolaire, 353 pour le primaire et 157 pour le post-primaire et secondaire, soit un total de 649 structures visitées », a-t-il indiqué. Le ministre Stanislas Ouaro a soutenu par ailleurs, que les établissements visités recensés non reconnus, se classent en deux groupes. En premier, il y a les écoles et établissements recensés non reconnus récupérables qui, quand bien même ne sont pas en règle, possèdent toutefois des infrastructures adéquates et remplissent les conditions d’ouverture (des superficies suffisantes et disposent de cadres appropriés pour les apprenants). « A ceux-là, il a été proposé que l’Administration puisse accompagner ces établissements à régulariser leur situation dans un délai de six mois. Au-delà de ce délai, ces établissements seront fermés. Au total, 423 écoles et établissements sont dans cette situation », a-t-il précisé. Quant aux seconds   qui sont les écoles et établissements recensés non reconnus irrécupérables et qui seront fermés, le ministre a justifié cette décision par le fait que les infrastructures, les superficies ou la situation géographique, ne permettent pas de créer de bonnes conditions pour les apprenants. A l’en croire, ces établissements présentent de réels dangers et de graves risques d’insécurité aussi bien pour les apprenants que pour le personnel enseignant et autres usagers. « Nous avons donc pris la décision de fermer ces établissements qui sont au nombre de 226 ». Non sans avoir précisé que la situation des écoles et établissements recensés n’est pas exhaustive puisque, a-t-il ajouté, des promoteurs d’établissements non reconnus étaient inaccessibles, car n’assurant pas de permanence. Avant de clore son intervention, le ministre a lancé un appel aux parents d’élèves et à tous les acteurs de l’éducation, de ne pas hésiter à interpeller ses services techniques en charge de l’enseignement privé à chaque fois qu’ils constateront qu’un établissement pirate existe quelque part. « Nous allons procéder bientôt à la publication des écoles fermées afin de permettre aux parents d’élèves de faire le discernement entre les 4 142 établissements privés reconnus et ceux qui ne sont pas reconnus », a-t-il promis.

Seydou TRAORE

 

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