EL HADJ AMADE KONFE, PRESIDENT DU COMITE DE SUIVI DU PELERINAGE A LA MECQUE, A PROPOS DU HADJ 2017 : « Les inscriptions sont bouclées »

EL HADJ AMADE KONFE, PRESIDENT DU COMITE DE SUIVI DU PELERINAGE A LA MECQUE, A PROPOS DU HADJ 2017 :  « Les inscriptions sont bouclées »

Le Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque a animé une conférence de presse le 15 juin 2017 à Ouagadougou, pour faire le point  de l’organisation en cours du hadj 2017. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses semblent être bien ficelées pour  que les pèlerins puissent accomplir le 5e pilier de l’islam dans de  bonnes conditions.

Plus la peine de s’inscrire pour le compte du hadj 2017. Selon le président du Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque, El Hadj Amadé Konfé, à la date du 15 juin 2017, « les inscriptions sont bouclées ».  En effet, les 7 693 places  réservées pour l’instant aux agences de voyage cette année, sont déjà « consommées ». Sur les 8 143 places prévues pour le hadj en « Terre sainte » de l’islam, seules 450 sont encore disponibles. Selon les explications de El Hadj Amadé Konfé, la  présidence du Faso aurait demandé un certain nombre de places et le comité aurait aussi gardé une marge de 50 places, par prudence. « Si aucun  problème ne se pose, toutes les places disponibles seront mises  en compétition au profit des  agences », a-t-il soutenu.   Les premiers vols sont prévus pour le 17 août prochain à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.   A en croire les 15 membres du Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque, tout est mis en œuvre pour que les pèlerins déjà inscrits puissent accomplir le 5e pilier de l’islam dans des conditions agréables. « Tous ceux qui ont leurs noms inscrits sur la plateforme iront à La Mecque et les 8 143 visas octroyés seront  utilisés», a assuré le président du Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque, El Hadj Amadé Konfé.  Pour cette édition, des innovations ont été apportées. En effet, contrairement à l’année précédente, le quota des pèlerins est passé de 5 500 à 8 143, le nombre de vols à l’aller de 11 à 17, soit 34 vols aller-retour. Autres innovations et pas des moindres, c’est qu’à la station d’Arafat, des tentes ininflammables ont été définitivement installées pour rendre plus agréable le séjour des futurs « El Hadj » et « Hadja ». Aussi, sur le plan sanitaire, les équipes sanitaires sont passées de 12 à 15. A ce niveau également, l’Etat a consenti un effort considérable en investissant plus de 12 millions de F CFA contre 7 millions de F CFA dans l’approvisionnement des produits pharmaceutiques. Mieux, le coût du hadj a été fixé à 2 171 720 F CFA contre 2 201 070 F CFA en 2016. « Si des facteurs aggravant le coût du hadj n’étaient pas survenus, le pèlerin burkinabè, comparativement à l’édition de 2016, aurait bénéficié d’une réduction totale d’environ  120 000 F CFA », foi de M. Konfé. Les 2 171 720 F CFA comprennent le billet d’avion fixé à 1 106 560 F CFA, la prestation agence de voyage à 815 000 F CFA, le paquetage de Mina-Arafat à 238 000 F CFA, la manutention bagages à 12 160 F CFA.  Pour le retour des pèlerins, pas d’inquiétude non plus. « Depuis que l’Etat burkinabè a commencé à contracter avec Fly Nas (NDLR : une compagnie aérienne saoudienne), ce problème ne s’est jamais posé. L’aller et le retour ne posent pas de problème. C’est une compagnie qui fait des efforts pour respecter son programme. Donc, ces incertitudes sont finies depuis que Fly Nas a commencé à transporter les pèlerins », a expliqué M. Konfé. Sur les différends qui surviennent souvent entre les agences de voyage et le comité d’organisation, un préalable a été posé. « On avait demandé à toutes les agences de se réunir pour s’entendre avant le  démarrage des inscriptions. Aujourd’hui, les agences constituent une famille et imposent parfois des points de vue au comité d’organisation, parce que ce sont elles qui sont au-devant de la scène et nous, nous ne faisons que les accompagner », a-t-il dit.

« Fly Nas transporte la totalité des pèlerins »

Installé le 16 février dernier, le comité  avait pour mission, entre autres, d’examiner les dossiers des compagnies aériennes candidates au transport international des pèlerins, conformément au cahier des  charges du transporteur aérien, de suivre et de contrôler les activités des agences de voyage et des transporteurs officiels agréés au Burkina et en Arabie Saoudite et en rendre compte au ministre en charge des cultes, de suivre le recrutement et la formation des encadreurs par les agences de voyage, de veiller au respect strict  des obligations contenues dans le cahier des charges et les conventions des transporteurs et des agences de voyage et proposer des sanctions pour non-respect de ces obligations. Après déjà quatre  mois de travaux acharnés,  le Comité dit avoir traversé plusieurs difficultés avant de parvenir à une stabilité. Selon ses membres, l’une des  difficultés majeures a été le choix de la compagnie aérienne devant amener les pèlerins à La Mecque. En effet, selon les termes des accords issus des négociations entre le gouvernement et l’Arabie Saoudite, il a été convenu que 50% des pèlerins  soient transportés par la compagnie aérienne Fly Nas et  les 50% autres par les compagnies nationales.  « A défaut, FlyNas transporte la totalité des pèlerins », a indiqué  le président du Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque, El Hadj Amadé Konfé. Un appel à candidature  a été lancé pour les compagnies nationales burkinabè, en l’occurrence Air Burkina, Air Sarada et Colomb Airlines. Le résultat de cet appel d’offres a été  infructueux au motif que la compagnie Air Sarada était la seule à postuler. « En outre, les compagnies internationales desservant le Burkina ont été consultées et ont fourni des offres très intéressantes, notamment Turkish Airlines et Ethiopian Airlines », a dit M. Konfé. Une délégation burkinabè a séjourné du 16 au 26 mai dernier en Arabie Saoudite aux fins de négocier avec l’autorité saoudienne une réduction du coût du billet de Fly Nas ou, le cas échéant, de permettre à l’Etat burkinabè de contracter avec un autre transporteur. « Malheureusement, vu l’urgence de l’avionneur dont le retard pourrait porter un coup à la réussite de l’édition, la partie burkinabè s’est trouvée dans l’obligation de reconduire Fly Nas », foi des membres  du Comité de suivi du pèlerinage à La Mecque qui ont renchéri que des négociations seront entreprises tôt, à l’édition prochaine. Lesquelles négociations pourraient aboutir à un possible changement du transporteur.

Mamouda TANKOANO

 

 

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