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ENLEVEMENT D’HUMANITAIRES AU NIGER

Comment mettre fin à la terreur ?

Les terroristes ont encore fait parler d’eux au Niger. En effet, ils y ont enlevé dans la commune de Makalondi dans le sud-ouest du Niger, proche de la frontière avec le Burkina, une dizaine d’humanitaires d’une ONG (APIS), le 24 juin dernier. Deux véhicules appartenant à ces humanitaires auraient également été emportés par les ingénieurs du mal. Et jusqu’à hier soir, les autorités nigériennes étaient toujours sans nouvelle d’eux. Ce rapt vient rappeler une fois de plus que le Sahel reste une zone à hauts risques pour les humanitaires. On se rappelle qu’un prêtre italien avait été aussi enlevé dans la même zone en septembre 2018. C’est dire si les terroristes sont en passe de mettre cette partie du pays de Mahamadou Issoufou sous coupe réglée. L’on se demande comment mettre fin à la terreur dans ce No man’s land. Qui arrêtera donc ces cavaliers de l’apocalypse qui se complaisent dans le mal qu’ils font subir à leur prochain? Avec désinvolture et insolence, ils agissent comme s’ils venaient d’une autre galaxie. Enlever des humanitaires sans défense, qui ne cherchent qu’à secourir les plus vulnérables, est un acte bassement vil. Tout laisse croire que ces suppôts du mal n’honorent ni l’humanité, ni Dieu.  Les gouvernants du Niger, du Mali, du Burkina et au-delà, de toute la sous-région, sont suffisamment prévenus.  Cette guerre contre cette race de psychopathes sera longue et harassante. Les seuls antidotes restent sans aucun doute la cohésion des gouvernants face à cette adversité, le renseignement, des équipements adaptés et en dernier ressort, l’implication régionale et internationale très active. Ces humanitaires qui partageaient vivres et autres subsides aux populations pauvres et sinistrées dans la commune de Makalondi, ne méritent pas ce qui leur arrive et il faut espérer que leurs pays et les gouvernants de la sous-région, sauront les sortir le plus rapidement possible  de cette passe mortifère.  Cet enlèvement d’humanitaires est la preuve s’il en est que ces semeurs de terreur ne s’attaquent pas seulement aux humains, mais aussi aux valeurs qu’ils véhiculent. C’est pourquoi, cette guerre qui nous est imposée à tous, doit être perçue et analysée comme une équation complexe à résoudre dans l’urgence et la détermination. C’est d’autant plus nécessaire que la zone des trois frontières Niger-Mali-Burkina, subit des assauts répétés de plusieurs groupes terroristes dont AQMI, le GSIM, etc. C’est dire s’il faut agir vite afin que ces humanitaires ne subissent pas le même sort que le prêtre italien qui reste jusque-là, introuvable.

DZ

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