A la uneLa chronique du fou

EXAMENS SCOLAIRES 2019

Adapter les sujets au niveau réel des candidats

Les lampions se sont éteints sur le Certificat d’études primaires (CEP) et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Et comme on le sait, pendant que les uns pleurent, les autres jubilent. Ce qui est tout à fait normal. Car quand on va à un examen, on doit s’attendre à deux choses : le succès ou l’échec. Mais en règle générale, bien des candidats connaissent leurs résultats avant même d’aller composer. Je veux tout simplement dire que selon que l’on a bien assimilé ses leçons ou pas, on sait ce qui nous attend. Cela dit, je présente mes félicitations à tous ceux-là qui ont pu décrocher leur diplôme. Quant à ceux qui ont été ajournés, je leur demande d’accepter de se remettre en cause et de se préparer pour l’année prochaine. Je sais que ce n’est pas facile, mais ainsi va la vie. Il faut savoir tirer leçon de ses échecs et retenir une fois pour toutes que le succès vient toujours au bout de l’effort. Mais je tenais à dire une chose qui me tient à cœur, aux premiers responsables du département de l’Education nationale. J’ai fait personnellement le constat que les sujets que l’on a soumis aux candidats, étaient relativement difficiles. J’ai été conforté dans ma position lorsque beaucoup d’enseignants avec lesquels j’ai échangé, ont reconnu que mon constat était fondé. Ce qui explique, à mon avis, le faible taux de réussite. J’ai entendu dire qu’au BEPC, par exemple, le taux de réussite était de 26% contre 42% l’an passé. Quant au CEP, je n’ai pas encore les statistiques mais de ce qui me revient, les résultats ne sont pas très satisfaisants.

J’en appelle à la responsabilité de tous les acteurs de l’éducation

Ce qui, personnellement, ne m’a pas trop surpris. En effet, quand j’ai vu la dictée que l’on avait choisie pour les enfants, j’ai crié. J’ai crié parce que je sais que nombreux sont les élèves de classes supérieures qui, eux-mêmes, ne s’en sortiraient pas si on leur soumettait la même dictée. Et même des enseignants ! Et là, je sais de quoi je parle. Je sais qu’il y a des enseignants irréprochables sur tous les plans, mais j’en connais aussi qui bricolent, faute de niveau. Voyez-vous ? Je ne dis pas de donner des sujets très faciles aux apprenants. Je ne sous-estime pas non plus le niveau de ces derniers. Non, tel n’est pas mon propos. Mais je souhaite seulement que les uns et les autres sachent faire dans la mesure pendant le choix des sujets. Je ne comprends pas par exemple pourquoi l’on corserait un sujet du CEP qui, aujourd’hui, est un diplôme presque sans intérêt ni enjeu et dont certains demandent même la suppression. Je me rappelle que quand je faisais le CEP, il y a plus de trente ans, les choses n’étaient pas comme aujourd’hui. Car, on pouvait faire beaucoup de choses avec. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui où de plus en plus, les regards sont tournés vers le BEPC et le baccalauréat dans l’espoir de décrocher un boulot. En tout cas, j’en appelle à la responsabilité de tous les acteurs de l’éducation. Il faut que quelque chose soit fait pour éviter la déperdition scolaire qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes. Pour cela, je salue les réformes que ne cesse d’opérer le département en charge de l’Education.

« Le Fou »

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Un commentaire

  1. Je suis tout à fait d’avis avec vos propos. Ce que personnellement je trouve contradictoire, c’est de cautionner la faiblesse intellectuelle es élèves ( Je parle de l’Etat en général et des acteurs de l’éducation en particulier), et de leur soumettre en évaluation finale des tests qu’ils ne se sont jamais montrés aptes à comprendre, encore moins à maîtriser.
    C’est pathétique.

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