FACE-A-FACE EMMANUEL MACRON/ETUDIANTS BURKINABE : L’exercice a manqué de régal

FACE-A-FACE EMMANUEL MACRON/ETUDIANTS BURKINABE  :  L’exercice a manqué de régal

Le face-à-face entre le président français, Emmanuel Macron et les étudiants de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo, interroge sérieusement sur le niveau des étudiants burkinabè formés dans nos « temples du savoir ».  On avait, en effet, envie de se demander, en suivant ce face-à-face, si les questions adressées au président français provenaient de la bouche de gens de niveau universitaire. Des questions qui, quand elles ne volaient pas, franchement, au ras des pâquerettes, donnaient parfois l’impression que les vis-à-vis de Jupiter ne savaient ni être attentifs au contenu de son discours, ni prendre des notes.  Conséquence : des questions parfois plates, mal formulées et d’autres qui trouvaient même des réponses à ce qu’avait déjà dit le président français dans son allocution ; mais aussi des questions contre lesquelles certains étudiants se sont élevés, les trouvant à la limite « bêtes » !

Le système éducatif burkinabè est sérieusement interpellé

Bref, pour bon nombre des interventions des étudiants, la qualité n’y était pas, ce qui a même valu au président Macron d’être à l’aise et d’en redemander encore, tant il avait compris déjà à qui il faisait face.  Bien sûr, il en serait allé autrement s’il avait eu affaire à des esprits plus mûrs, plus critiques et plus… cérébraux.  Et dire que ces étudiants, ou du moins les intervenants du jour, avaient été « triés sur le volet » ! Faut-il en rire ou en pleurer ?  Qu’est-ce que ça aurait été s’ils n’avaient pas été passés au tamis ?  Si c’est cela le nec plus ultra, eh bien c’est raté ! Mais bref, l’essentiel est que ces étudiants aient pu s’exprimer.  Même si l’exercice a manqué de régal, de piquant et de pugnacité. Le système éducatif burkinabè est sérieusement interpellé. Car, après tout, c’est toute une image, l’image des étudiants burkinabè qui a été ainsi projetée au reste du monde ! Ne devient pas Emmanuel Macron qui veut !  Et pour ceux qui, sur les bancs de nos universités, rêvent d’être des Emmanuel Macron, Barack Obama et autres personnages de grand esprit, à la lumière de ce qu’on a vu hier, force est d’admettre que le chemin est encore long !  Il faut avoir le courage et l’humilité d’en prendre conscience et de se mettre au travail.

« Le Pays »

Articles similaires

2 Commentaires

  1. Justine IBRIGA

    L’arrivée de Macron me rappelle quand Charles TAYLOR venait voir son ami Blaise COMPAORE. Les routes étaient barrées empêchant les citoyens d’aller normalement au travail. Ce qui est grave aussi, les élèves ont été contraints à rester à la maison, pendant que leurs grands frères et grandes sœurs (certains car filtrage) devaient recevoir Macron à l’Université. Quelle contradiction ? C’est l’élève qui devient étudiant non ?

    Reply
  2. Anonyme

    Le niveau estudiantin burkinabè est à l’image des dirigeants du Faso. La preuve , allons-y à l’Assemblée Nationale constater le niveau des députés…
    Président R M C K, Comment pouvez-vous fermer les classes durant deux jours tout simplement par ce que le président Français arrive? Allons-y comprendre donc …
    ET le comble, on a eu à choisir des étudiants bien avant ,pour qu’ils questionnent le dit président.
    Aussi, après les 04 heureux élus ,s’en est suivi d’autres étudiants qui apparemment n’étaient pas tous des nationaux ,coïncidence…

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+