FINANCEMENT DE L’ENTREPRENEURIAT JEUNE L’APJEF pour un meilleur accompagnement des banques et établissements financiers

FINANCEMENT DE L’ENTREPRENEURIAT JEUNE  L’APJEF pour un meilleur accompagnement des banques et établissements financiers

 

L’Association professionnelle des jeunes entrepreneurs du Faso (APJEF) a organisé, le 2 décembre 2017 à Ouagadougou, la première édition de la Foire du financement de l’entrepreneuriat jeune (FOFIJEUNE). Placée sous le thème : « Le jeune entrepreneur face aux contraintes du système de financement », cette foire qui se voulait un début de solution à la problématique de l’accès des jeunes au financement, était placée sous le patronage du ministre en charge du commerce et le co-parrainage de l’ancien gouverneur de la BCEAO et Président du conseil d’administration de United Bank for Africa (UBA), Justin Damo Barro, et du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Mahamadi Sawadogo.

Selon une étude réalisée par la Banque mondiale en 2009 sur les entreprises au Burkina Faso, 75% des PMI/PME identifient l’accès au financement comme leur contrainte majeure. Une triste réalité qui a incité l’Association professionnelle des jeunes entrepreneurs du Faso (APJEF) à initier une tribune réunissant tous les acteurs de la chaîne de l’aboutissement d’un projet, afin de trouver des solutions idoines à cette épineuse question. Selon le secrétaire exécutif national de l’APJEF, Limaba Lompo, en initiant FOFIJEUNE, de jeunes entrepreneurs « ont décidé de prendre le taureau de l’accès des jeunes aux financements par les cornes, d’être à l’avant-garde de cette lutte pour leur accès au financement ; et par ricochet, pour le développement du Burkina Faso ». Car, a-t-il estimé, lorsque la question de financement se pose, cela « affecte non seulement les jeunes porteurs de projets, l’Etat burkinabè, mais aussi les institutions spécialisées dans le financement des projets », alors que « nul n’a intérêt à voir un projet bien ficelé mourir prématurément sur la route du financement ». Pour lui donc, « FOFIJEUNE se veut un début de solution à la problématique de l’accès des jeunes au financement ».
Une initiative à saluer à sa juste valeur et à accompagner, selon un des parrains, Justin Damo Barro, ancien gouverneur de la BCEAO et Président du conseil d’administration de United Bank for Africa (UBA), qui a dit être conscient du fait que « les banques et établissements financiers évoluent dans un domaine délicat et lourdement encadré ».

Un appel lancé aux banques et établissements financiers

« Les banques ne produisent pas de l’argent, elles vendent l’argent que les gens leur confient… Lorsque l’on gère l’argent des autres, il faut faire très attention… Donc, ces ressources gérées doivent l’être avec le maximum de précautions, d’attention », a-t-il reconnu. Toutefois, il a lancé un appel aux banques et établissements financiers à accorder «  un autre regard à la question du financement de nos jeunes promoteurs d’entreprises ». « Dans cette perspective, je les exhorte à prévoir des structures d’accueil spécialisées, un staff technique et financier pétri d’expérience et des conditions de banque particulières au bénéfice des jeunes pleins de courage et de détermination », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « financer les jeunes entrepreneurs, c’est investir donc dans un domaine à fort potentiel de retour sur investissement et de création de richesses pour notre pays. Ceci est ma foi, mon « credo » et je souhaite qu’il soit partagé par les partenaires financiers ».
Par ailleurs, M. Barro a invité les jeunes entrepreneurs demandeurs de financements à observer « un minimum de conscience ». « Lorsque vous n’arrivez pas à rembourser normalement le crédit qu’on vous a accordé, cela devient la catastrophe des deux côtés et vous gâtez à la limite le marché monétaire de ceux qui arrivent et qui en voudront », a-t-il dit.
Pour sa part, le ministre en charge du commerce, président de l’évènement, représenté par son directeur de cabinet, Christian Somda, a reconnu que l’accès au financement demeure une question épineuse qui réussit malheureusement à sceller le sort des projets de nombreux jeunes entrepreneurs burkinabè. Et malgré les efforts consentis par l’Etat burkinabè en la matière, beaucoup reste encore à faire pour que l’accès au financement ne soit plus ce goulot d’étranglement des projets. En tout état de cause, il a rassuré du « constant engagement de l’Etat à toujours se tenir aux cotés des jeunes pour les accompagner dans leur quête de financement en vue de la construction d’un Burkina Faso prospère ».
Il faut noter que trois panels, à savoir « Le financement par les banques et les institutions de microfinance », « Le financement par les fonds de l’Etat » et « Les financements alternatifs » étaient au menu des travaux de la FOFIJEUNE 2017, sans oublier les partages d’expériences de spécialistes de la finance d’entreprises et d’hommes d’affaires.

Colette DRABO

 

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