FOIRE DE FOURNITURES SCOLAIRES:Des libraires dénoncent une concurrence déloyale

FOIRE DE FOURNITURES SCOLAIRES:Des libraires dénoncent une concurrence déloyale

l’Organisation nationale des commerçants du Burkina (ONACOMB) section librairie, étaient devant la mairie de Bogodogo (non loin du site du SIAO), le 20 septembre dernier, où se déroule une foire des livres et fournitures scolaires pour exprimer leur mécontentement. Nous nous sommes rendus sur le site le 22 septembre 2014 pour comprendre les raisons de cette tension.

 

Les membres de l’Organisation nationale des commerçants du Burkina (ONACOMB) section librairie, ne sont pas contents de la foire du livre et des fournitures scolaires organisée par l’Association des libraires et papetiers pour le développement de Ouagadougou. Ils ont manifesté leur opposition à ce qu’ils ont qualifié de concurrence déloyale, le 20 septembre dernier, sur le site de ladite foire. Nous nous sommes rendus sur les lieux, le 22 septembre 2014, soit deux jours après, dans le but de rencontrer les initiateurs de la première foire. En effet, Saïbou Kouanda, président de la section librairies et fournisseurs de l’ONACOMB, et ses camarades reprochent aux initiateurs de la foire d’avoir reçu le soutien de certains hommes politiques, certains fonctionnaires de l’Etat burkinabè et des grossistes dans l’organisation de la foire. Toute chose qui pourrait nuire à leur activité en cette rentrée scolaire. « Rien ne va dans la profession des libraires. Nous sommes confrontés à la concurrence déloyale des grossistes. Ils nous vendent en gros et eux-mêmes vendent en détail, au prix qu’ils nous donnent », a indiqué Saïbou Kouanda. A l’entendre, les organisateurs de la foire les ont approchés pour y prendre part en prenant des stands sur le site de la foire. Toute chose qu’il a refusée pour deux raisons. «  Nous estimons que le moment n’est pas bien choisi pour la foire. Primo, ils ne sont pas des libraires reconnus. secundo, c’est en septembre et en octobre que les libraires doivent faire leurs affaires.   Nous avons cru, à un moment, que c’était les grossistes qui vendent en détail que nous avons combattus depuis longtemps. Nous pensons que c’est une manière de saboter la lutte que les libraires ont engagée depuis trois ans », a –t-il laissé entendre. Si Emmanuel Kaboré, président de l’Association des libraires et papetiers pour le développement de Ouagadougou, initiateur de la foire, reconnaît avoir approché Saïbou Kouanda et les siens, il a dit n’avoir rien reçu de qui que ce soit. Encore moins de chercher à nuire à quelqu’un. «  L’activité que nous menons n’a pas pour objectif de nuire à quiconque ni d’empêcher qui que ce soit de mener ses activités. C’est juste pour soutenir l’éducation dans notre pays en soutenant les parents d’élèves en cette rentrée scolaire. Actuellement, nous roulons sur fonds propres alors que certaines personnes pensent que nous avons bénéficié d’un financement », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que toute personne peut être membre de l’association dont il a la charge, pourvu qu’elle veuille apporter sa contribution au développement du livre. Pour Emmanuel Kaboré, il n’ en est rien. Et de lancer un appel au ministère de tutelle, à la population de comprendre le bien fondé de la foire.

Issa SIGUIRE

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