FONDS COMMUN DES AGENTS DU MINEFID : Ces chiffres qui donnent des vertiges !

FONDS COMMUN DES AGENTS DU MINEFID : Ces chiffres qui donnent des vertiges !

Répondant à une question orale à elle posée par un député, à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Hadizatou Coulibaly, a fait une révélation des plus fracassantes. Tenez, le fonds commun que perçoivent les travailleurs de son ministère, s’élève à 55 milliards de F CFA. Ce qui, dit-elle, dépasse largement la masse salariale, au Burkina Faso. J’avoue que je suis tombé des nues. Je   veux bien comprendre, mais il faut dire tout simplement que ces chiffres donnent du tournis à plus d’un. L’injustice et l’iniquité dans le traitement des agents de l’Etat est loin d’être une vue de l’esprit. Tous ceux qui sont doutaient peuvent désormais s’en convaincre. C’est une triste réalité. Je comprends pourquoi la plupart de ceux qui sont issus des régies financières font montre d’un luxe insultant. En effet, quand ce ne sont pas des véhicules de dernier cri qu’ils changent à souhait, ce sont des chateaux ou des villas qu’ils construisent à tour de bras. Ce n’est pas moi qui le dis. Les faits parlent plutôt d’eux-mêmes. Il suffit de dresser un petit inventaire des villas construites à Ouagadougou pour se rendre compte que la plupart appartiennent à des gens qui travaillent au ministère de l’Economie et des finances. Pendant ce temps, les autres agents de l’Etat tirent le diable par la queue ; certains ayant parfois même de la peine à joindre les deux bouts à plus forte raison de se loger décemment.  Franchement, bonnes gens, dites-moi, si ce n’est pas de l’injustice, à quoi cela ressemble. Autant le rôle de l’enseignant et de l’infirmier consiste respectivement à former les cadres de demain et à soigner les gens, autant le rôle du fiscaliste est de collecter l’impôt auprès du contribuable. Et tous sont payés pour ça par l’Etat qui les a recrutés. Je ne comprends donc pas pourquoi le fiscaliste qui, il faut le dire, perçoit l’impôt mais ne produit pas de l’argent, soit mieux traité que les autres travailleurs. Je suis contre ça. Malheureusement, les choses sont ainsi faites au Burkina que quand l’on veut toucher aux avantages d’un corps, ou crie à la jalousie ou à l’aigreur. Non, ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. C’est plutôt une question d’équité. C’est pour cette raison d’ailleurs que j’apprécie à sa juste valeur la décision prise par le chef de l’Etat de remettre à plat les salaires afin de corriger toutes le inégalités criardes et criantes qui, on le sait, ont fait beaucoup de tort à certaines catégories de Burkinabè.

Roch a vu juste. Et je l’encourage franchement à maintenir le cap et à ne reculer face à aucun chantage, d’où qu’il vienne. Je le dis parce que je suis convaincu que cela ne peut pas se faire sans grincements de dents ; certains ne voulant pas voir leurs privilèges leur échapper. Moi je n’ai rien contre quelqu’un. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas de ce genre de personnes. Mais je suis de ceux-là qui ne supportent pas l’injustice. Donc, dépassons nos égoïsmes corporatifs et allons vers l’intérêt général. C’est à ce prix que nous pouvons avoir une Fonction publique égalitaire et performante. Nous sommes donc tous interpellés. Arrêtons de faire du bruit pour rien. Car, comme on le dit, si ces fonds sont vraiment communs, c’est que tout le monde doit en bénéficier.

« Le Fou »

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1 Commentaire

  1. justicier

    Je pense que c’est trop bête de résumer la pauvreté des fonctionnaires au FC du MINEFID. Faites un calcul rapide en divisant 55 milliards à l’ensemble des fonctionnaires pour voir si cela peut soustraire le fonctionnaire burkinabé de sa galère. Je pense qu’il y a une autre motivation derrière toutes ces déclarations, mais on le saura tôt ou tard

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