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LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU SAHEL 2 000 militaires prennent part à l’exercice Flintlock 2019

Kamboinsin, situé en périphérie de Ouagadougou, a abrité, le 18 février 2019, le lancement de l’exercice Flintlock. Ce sont environ 2 000 militaires des forces armées de 33 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique qui prennent part à cet exercice visant à renforcer leurs capacités opérationnelles dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du ministre de la Défense et des anciens combattants, Chériff Sy, et de l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew Young.

C’est parti pour l’édition 2019 de l’exercice Flintlock dont le top départ a été donné hier 18 février, à Kamboinsin. Cette année, c’est le pays des Hommes intègres qui est le pays hôte de cet exercice multinational dont le poste de commandement principal se trouve à Kamboinsin avec trois sites de manœuvres, à savoir Loumbila, Pô et Bobo-Dioulasso. Environ 2 000 militaires des forces armées de 33 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique prennent part à cet exercice prévu prendre fin le 1er mars prochain. Selon le chef d’état-major général des armées burkinabè, le général de Brigade Moïse Miningou, ces manœuvres permettront aux participants de « partager leurs expériences, d’acquérir et de perfectionner les savoirs et savoir-faire tactiques et techniques dans le cadre de l’antiterrorisme ».
De l’avis du ministre en charge de la défense, Chériff Sy, le lancement de l’exercice Flintlock 2019 intervient dans un contexte où la situation sécuritaire dans l’espace sahélo-saharien est marquée par une recrudescence des activités des groupes armés terroristes au centre du Mali, au Niger et au Burkina Faso. Toute chose qui constitue « un sujet de préoccupation majeure pour nos Etats et rappelle la fragilité de nos espaces respectifs face au fléau de l’insécurité que constituent la menace terroriste, la criminalité organisée et les trafics d’armes et de drogues ». Pour lui donc, il est « impérieux de mobiliser nos savoir-faire afin d’envisager des actions urgentes et saisir l’opportunité pour construire une vision collective dans la réponse à y apporter ».

Le terrorisme, une menace globale

Et le Commandant des opérations spéciales des Etats-Unis en Afrique (Socafrica), le général américain Mark Hicks, de souligner que l’exercice a été réorienté pour que la formation soit désormais axée sur les menaces réelles dans l’espace sahélo-saharien. Pour l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Andrew Young, le terrorisme étant devenu « une menace globale et régionale », il urge de coopérer afin de venir à bout de ce fléau. « Nous n’en viendrons à bout qu’en le combattant ensemble, et Flintlock représente l’occasion idéale d’apprendre comment opérer aux côtés des uns les autres », a-t-il souligné.
Organisé depuis 2005 par le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), l’exercice « Flintlock » est une occasion pour « consolider l’approche globale de la gestion des conflits et des crises engendrés par le phénomène du terrorisme en améliorant les mécanismes de collaboration et d’assistance au profit des populations victimes ». Il faut noter qu’en plus du Burkina Faso, un poste avancé clé a été mis en place à Atar, situé à 400 kilomètres au nord de Nouakchott, en Mauritanie où se déroulera, partiellement, un exercice. Les pays africains participant au Flintlock sont l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, Cap-Vert, le Tchad, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie. Du côté des pays occidentaux, on retrouve l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne le Portugal, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Flintlock est le premier et le plus important exercice annuel des Forces d’opérations spéciales des Etats-Unis. 

CD

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