Mort de casques bleus au Mali : Encore un pied de nez des terroristes à la communauté internationale

Mort de casques bleus au Mali : Encore un pied de nez des terroristes à la communauté internationale

Les ingénieurs du mal ont encore fait parler d’eux. En effet, hier, 28 février 2018, les djihadistes ont choisi de faire couler, encore, le sang au Mali. Car, au moins quatre casques bleus bangladais de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali) ont été tués et quatre autres grièvement blessés. A ce qu’on dit, le convoi de casques bleus du Bangladesh a été visé par une attaque à la mine artisanale appelée par les spécialistes engin explosif improvisé (IED) sur l’axe Boni-Douentza dans le centre du Mali. A noter que,  la veille, le 27 février, un véhicule de l’armée malienne a également sauté sur une mine à Dioura, à l’ouest de Mpoti, causant la mort de 6 soldats. Ce qui porte à 10 militaires tués, en l’espace de deux jours, par des engins explosifs artisanaux. C’est dire que les terroristes qui écument au Nord et au Centre du Mali, semblent adopter comme nouveau modus operandi, les attaques aux mines artisanales pour commettre leurs basses besognes.

Il est temps d’aller vite et bien avec le G5 Sahel

Dire que cette nouvelle attaque ciblant des soldats engagés dans la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélienne intervient cinq jours, seulement après la table-ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel à Bruxelles. Et face à la lente montée en puissance de cette force, les terroristes ont, plutôt, eu un regain d’activités criminelles. Ainsi, ils sont loin de lâcher prise face aux différentes forces d’intervention qui opèrent dans l’espace du G5 Sahel, à savoir, en plus de la MINUSMA, l’opération Barkhane qui a perdu deux de ses soldats la semaine écoulée dans la région d'Indelimane, dans les mêmes circonstances que les casques bleus bangladais. Alors, nul besoin de dire encore et encore qu’il faut travailler à resserrer davantage l’étau en allant vite et bien à l’opérationnalisation de cette force conjointe du G5 Sahel si la communauté internationale ne veut pas continuer à subir l’affront de ces « forces du mal ».

 

"Le Pays"

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