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MOULOUD 2019 AU BURKINA SUR FOND D’ATTAQUE TERRORISTE

La foi a vaincu la peur

A l’instar d’autres pays du monde, le Burkina Faso a célébré, dans la nuit du samedi à dimanche, la naissance du Prophète Mahomet. Préceptes de l’islam et retour de la paix au pays des hommes intègres ont été au cœur de la célébration.  Quoi de plus normal quand on sait que le Burkina fait face à un regain d’attaques terroristes depuis le début de l’année. Du reste, cette célébration s’est déroulée au lendemain d’une embuscade contre un convoi de la société minière canadienne SEMAFO qui aura coûté la vie à une quarantaine de passagers et fait une soixantaine de blessés. Si cette tragédie a contraint les musulmans à fêter de manière sobre à cause du deuil national de 72 heures décrété par le chef de l’Etat, elle n’a pas émoussé leur participation à la prière. En effet, les différentes mosquées et autres lieux de culte du pays ont refusé du monde à l’occasion de cette fête de Mouloud. Preuve s’il en était que la foi des fidèles aura vaincu la psychose créée par cette barbarie jamais enregistrée sur le sol burkinabè. Et c’est tant mieux, car si les fidèles s’étaient abstenus d’aller prier Allah, ces barbares d’une autre époque auraient ainsi atteint leur objectif, celui de contraindre les citoyens à vivre selon leur volonté.

 

Un véritable ciment pour la cohésion sociale au Burkina

En tout cas, les Burkinabè ont toujours fait preuve de résilience face à l’adversité et il faut souhaiter que face au péril djihadiste, ils restent toujours debout. C’est la meilleure arme contre ces obscurantistes dont la volonté n’est autre que de mettre le pays sous coupe réglée. Il est plus que nécessaire que les Burkinabè travaillent à préserver le vivre-ensemble et à promouvoir le dialogue interreligieux.  Ces valeurs constituent un véritable ciment pour la cohésion sociale au Burkina. Cela est d’autant plus vrai que grâce à leur transmission de génération en génération, les adeptes des différentes religions, se vouent un respect mutuel et font preuve de solidarité et de fraternité lors des différentes fêtes et autres grands moments de prière. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la naissance du Prophète Mahomet a été célébrée cette année au Burkina dans un esprit de tolérance, de dialogue interreligieux et de paix. Souhaitons donc que les différentes prières adressées à Allah, le créateur du ciel et de la terre, puissent conjurer le mal qui ronge le pays et lui apporter la quiétude et la paix, facteurs sans lesquels aucun développement durable ne saurait être possible.

Kinta Kanta

 

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