NESTORINE SANGARE, EX- MINISTRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME : « Sans le pardon, il n’y a pas de réconciliation réelle »

NESTORINE SANGARE, EX- MINISTRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME : « Sans le pardon, il n’y a pas de réconciliation réelle  »

Plus d’un Burkinabè a été surpris d’entendre que l’ex-ministre de la Promotion de la femme, Nestorine Sangaré née Compaoré, s’est lancée dans la musique professionnelle et mettra sur le marché discographique son premier album, le 21 juin prochain. Pour en savoir davantage sur les motivations de cette ex-ministre, nous l’avons rencontrée le 17 juin 2017 à Ouagadougou. Et contrairement à ce l’on pense, Nestorine Sangaré n’est pas une novice dans le domaine musical, puisqu’elle affirme totaliser une trentaine d’années dans ce domaine. Elle dit avoir décidé de chanter pour louer Dieu, le Tout-Puissant créateur, mais aussi pour soutenir une cause sociale, en l’occurrence la lutte contre les grossesses non désirées, en milieu scolaire ou non. Cette désormais artiste qui dit s’inspirer de la vie et de l’œuvre de grandes chanteuses comme Tina Turner ou Barbara Kanam, compte, sur chaque disque vendu à 3 000 F CFA, consacrer 1 000 F CFA  à la cause des filles. Dans ce premier opus de 10 titres, Nestorine Sangaré prône également la réconciliation, mais une réconciliation basée  sur l’apaisement des cœurs car, à son avis, quelles que soient les sanctions judiciaires, si les cœurs meurtris ne sont pas apaisés, il sera difficile que les Burkinabè puissent vivre longtemps ensemble dans la quiétude. Lisez plutôt !

« Le Pays » : que devient Nestorine Sangaré?

Nestorine Sangaré :  Nestorine Sangaré va très bien. Depuis 2014, elle a eu un très bon parcours, malgré la situation que vous connaissez (Ndlr: elle fait allusion à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014). Après avoir quitté le gouvernement, je me suis reposée pendant près d’un an. Après ce temps, j’ai obtenu un poste comme Directrice pays de la Fédération américaine de planification familiale qui voulait s’installer au Burkina Faso. J’ai conduit cette mission pendant près de 4 mois, mais vu le contexte politique, j’ai dû arrêter. Deux semaines après avoir quitté ce poste, je suis allée au Gabon pour donner, en tant qu’experte internationale, une assistance technique au gouvernement de ce pays qui était en train de lancer ce qu’il a appelé « la Décennie de la femme gabonaise ».  J’ai fait ce travail de novembre 2015 à août 2016.

On vous savait plus ou moins active dans le domaine politique ; aujourd’hui, vous êtes dans la musique. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce changement?

La musique, je l’ai toujours pratiquée mais pas de façon professionnelle.  Parce que je chante  depuis ma plus tendre enfance.  J’ai une vraie passion pour la musique. Plus jeune, j’aurais pu en faire une carrière professionnelle, mais sur le conseil de mes parents, j’ai privilégié mes études dans d’autres domaines. Ceux qui me connaissent très bien savent que je chante depuis toujours. J’ai même été membre d’un groupe musical, à savoir «  Les chantres de l’Eternel ». Nous avons même eu un album dans les années 1988. Je chante à l’Eglise centrale et ce, depuis que j’étais en classes de seconde, première et terminale. J’ai même été souvent invitée pour des prestations, mais comme c’est dans le cadre religieux, beaucoup ne le savent pas. D’où leur étonnement de me voir sortir un album. En janvier 2011, j’avais décidé de faire un album et j’avais, pour ce faire, contacté Prince Edouard Ouédraogo. J’avais pu poser 4 titres dont trois interprétations. Mais en avril 2011, j’ai été nommée ministre de la Promotion de la femme. Quand cette responsabilité m’a été confiée, j’ai voulu savoir si je pouvais continuer et on m’a dit qu’un ministre ne pouvait pas chanter. Donc, j’avais suspendu ce projet en attendant de quitter le gouvernement pour pouvoir le reprendre. C’est ce qui fait que mon album est comme une surprise alors que c’est un projet qui attendait au frigo, que j’ai juste fait sortir. J’estime maintenant avoir une carrière professionnelle bien remplie et le moment me semble propice pour retourner à la musique, par amour et par passion pour cet art. Je suis une chrétienne pratiquante et ma première motivation est de chanter pour louer et glorifier Dieu. Je pense aussi que la musique peut être un moyen pour moi, de faire passer des messages sur des questions sociales qui me tiennent à cœur.

Est-ce à dire que vous mettez fin à vos ambitions politiques?

Je n’avais pas d’ambitions politiques. Je n’avais pas du tout de motivation pour un engagement politique formel parce qu’au moment où on me nommait, j’étais Senior program manager au National Democratic Institute (NDI) qui appuie le Burkina Faso dans le domaine des élections. Je travaillais déjà avec le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), de 2002 à 2005, dans le domaine de la participation politique des femmes.  J’ai aussi travaillé avec le NDI de 2009 jusqu’à 2011 et je conseillais le Parlement sur la formulation des lois. Donc, je suis une technicienne et non une politicienne. Quand je me suis retrouvée dans le gouvernement, c’était pour moi une opportunité de joindre la théorie à la pratique, mais ce n’est pas parce que j’avais l’intention de devenir une politicienne d’autant plus que je n’avais pas de carte de parti politique et jusqu’aujourd’hui, je n’en ai pas.

Et vous ne comptez pas en prendre?

Je ne veux pas prendre de carte de parti politique parce que je n’en ai pas besoin pour mon engagement citoyen. Je défends la cause des femmes. Et l’engagement politique, c’est de trouver une cause qu’on peut porter et qui correspond aux aspirations des populations. Et moi, je pense qu’en m’occupant de la question des femmes, je répond à cet objectif. J’ai défendu la cause des femmes avant d’entrer au gouvernement, pendant que j’y étais, et je continuerai à le faire. Et même l’album que je viens de réaliser vise en partie à rendre plus visible la cause des femmes, en l’occurrence les grossesses non désirées, en milieu scolaire ou non. Quand on lance un album, on doit avoir une cause sociale à défendre. Certes, le mien est religieux, mais il y a une cause sociale que je vais pouvoir médiatiser, pour laquelle je vais chercher des ressources, parce que le Centre de recherche et d’intervention en genre et développement (CRIGED) que j’ai créé depuis 2006, travaille déjà avec un financement de Diakonia dans ce domaine avec 15 établissements scolaires. Mais, nous n’avions pas assez de moyens pour lutter plus efficacement contre les grossesses non désirées.

La thématique générale abordée dans votre premier opus tourne autour de Dieu. Pourquoi ce choix?

Je suis chrétienne, je suis pratiquante et Dieu occupe une grande place dans ma vie. Je me confie chaque jour à Dieu, je lui rends chaque jour grâce pour tout ce que j’arrive à réaliser dans la journée. Je pense que sans Dieu, on ne peut rien réaliser de positif dans la vie. Je l’enseignais à mes étudiants en communication. Dans le processus de développement d’un individu, il y a l’âme, l’esprit et le physique. Mais nous avons tendance à nous occuper du côté physique et psychologique en abandonnant le côté spirituel. Or, pour qu’il y ait l’équilibre, il faut développer les trois dimensions: la dimension physique, la dimension psychologique et la dimension spirituelle.

D’où vous vient cette inspiration?

L’inspiration me vient de mon vécu, des convictions que j’ai dans ma vie, mais surtout à travers les enseignements bibliques.

« Tous les titres sont inspirés par Dieu »

Chaque titre a une référence dans la Bible, une source intarissable d’inspirations pour composer les chansons. Tous les titres sont inspirés par Dieu parce qu’avant, je ne savais pas que je pouvais composer, mais cela a été si facile que je découvre en moi une capacité de compositrice.

Comment comptez-vous faire la promotion de votre premier opus?

J’ai la chance, par rapport à d’autres artistes, d’avoir fait la communication en tant qu’enseignante. En plus de connaître beaucoup d’étudiants dans le milieu, j’ai mille stratégies de communication que j’ai élaborées et que je vais mettre en œuvre. Cette stratégie de communication, c’est d’abord d’identifier mon public-cible parce qu’il y a une offre musicale très variée actuellement pour les jeunes, les personnes âgées et selon les langues qu’on parle, etc. Mon offre musicale s’adresse d’abord aux chrétiens, mais aussi aux non-chrétiens parce que les thèmes que j’aborde, peuvent les intéresser  aussi. Et pour atteindre tout ce public-là, j’utilise tous les canaux : la radio, la télévision, la presse écrite et la presse en ligne. Je remercie d’ailleurs cette dernière parce qu’avant même que ma communication ne démarre, elle avait déjà fait un travail sur la toile. Ce travail a été une agréable surprise pour moi.

Est-ce que des tournées sont prévues à l’intérieur du pays ou à l’étranger pour vous familiariser avec le public?

Honnêtement, c’est le plaisir de chanter qui m’a lancée dans ce projet. Mais vu l’ampleur que je constate, il va falloir obligatoirement aller en région. Je n’ai pas envisagé d’aller à l’extérieur mais j’ai des offres au Sénégal, en Côte d’Ivoire, etc.  En réalisant l’album, j’ai pensé à un public national. C’est pour cela que j’ai chanté en français et en mooré, mais je n’ai pas pensé à un public hors du Burkina Faso. Mais sans le vouloir, c’est au niveau international que la promo a commencé.  

Dans quelles conditions ce premier album a-t-il été réalisé?

Il a été réalisé sur financement propre. Comme je l’ai dit, la musique, pour moi, est une passion. On dit souvent que la musique ne nourrit pas son homme au Burkina Faso et je voudrais rassurer les uns et les autres que je n’ai pas fait mon album pour pouvoir me nourrir. Je suis bien payée dans mon domaine d’expertise pour ne pas dépendre de la musique pour vivre. Je suis experte internationale et les mandats que j’effectue me permettent de gagner ma vie. En plus, je suis fonctionnaire de l’Etat et je songe à une retraite anticipée pour pouvoir développer des activités privées afin de ne pas être trop dispersée. Cet album a été produit entièrement par le Studio Accord implanté à Gounghin à Ouagadougou. Si j’arrive à dégager des ressources, je vais les mettre dans le projet «  Défi zéro grossesse en milieu scolaire », qui couvre toutes les régions du pays et cible 50 des lycées et collèges les plus touchés par le phénomène.  Ce projet me tient à cœur parce que les grossesses non désirées sont un phénomène qui a atteint des proportions inquiétantes avec des conséquences désastreuses dans notre pays. Nous comptons lancer chaque année ce projet comme une compétition entre les différents établissements scolaires pour qu’au niveau de chaque établissement, les enseignants et les élèves puissent se mobiliser, se motiver pour qu’il n’y ait pas de grossesse. C’est vrai qu’on ne peut pas mettre fin aux grossesses non désirées en milieu scolaire, mais on peut réduire le nombre de filles qui sont victimes de ces grossesses non désirées.

On dit généralement qu’il n’est pas facile de faire la musique sans que votre foyer n’en prenne un coup. Alors, comment comptez-vous vous y prendre pour éviter cela?

Je ne vais pas faire de la musique ma seule activité professionnelle. Parce que je vais continuer à enseigner à l’Université, à faire des activités en faveur des femmes. Je ferai certes la musique, mais en associant mon fils qui suit d’ailleurs des cours de piano et mon mari qui est un grand mélomane. Grâce à lui, j’ai appris à aimer le rock dans toutes ses variantes. Si vous arrivez chez moi à domicile, vous verrez que mon époux a tous les anciens titres que vous ne pouvez pas imaginer. Il aime le jazz, le rock, etc. Donc, c’est une activité plaisante qu’on va réaliser ensemble.

Comment comptez-vous concilier la musique avec vos activités professionnelles?

C’est très simple. Une fois que l’album est produit et qu’il est lancé, s’il y a des concerts, je vais y aller avec mon mari si son programme le lui permet. Mon fils, c’est un ado. Je ne peux pas l’amener partout, mais s’il souhaite assister à mes concerts, il viendra avec moi.  Je suis dans une famille de musiciens. Donc, je suis sûre qu’ils seront là, s’il y a des concerts. Ce sont des loisirs sains pour  eux. Donc, ils pourront venir avec moi. Mais j’aurai aussi du temps à consacrer à mes autres activités professionnelles.

Qui est votre artiste de référence?

Je m’inspire de la vie et de l’œuvre de grandes chanteuses d’ici et d’ailleurs, comme Mme Zidouemba Germaine, Tina Turner, Nina Simone, Barbara Kanam, Bob Marley, Lucky Dube et plusieurs jeunes femmes et hommes artistes talentueux du Burkina Faso. Je me garde de citer des noms pour ne pas en oublier. J’essaierai de performer et produire des albums de qualité, comme tous ces artistes de renommée internationale.  

Un de vos titres est consacré à la réconciliation. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce titre?

Ce titre m’a été inspiré par des remarques que des gens m’ont faites depuis l’insurrection populaire jusqu’à maintenant. Sans que je ne comprenne pourquoi, beaucoup de Burkinabè croient que je ne suis pas au pays. Et donc, quand ils me voient, ils disent : « mais on ne vous voit pas là ! Ça fait un bout de temps qu’on ne vous voit pas, vous êtes dans le pays? » Et à chaque fois, je m’évertue à répondre: « mais vous voulez que j’aille où? C’est mon pays, vous voulez que j’aille où ? » Certains le disent de façon sincère, mais d’autres le disent de manière méchante, ironique. Autrement dit, vous n’avez plus votre place ici. Il y en a même qui disent clairement : « Vous n’allez pas fuir aller vous cacher le temps que ça se calme ? », etc. Un jour, quelqu’un m’a choquée par son attitude à tel point que je me suis posée la question de savoir si je devrais quitter ce pays, si je perdais ma citoyenneté. Donc, ce titre est une affirmation pour tous ceux qui sont en train de poser ces questions, que j’aime ce pays, que je suis attachée à ce pays, que j’aime les citoyens de ce pays et que quelles que soient les divergences qu’il y a entre nous, nous restons et resterons toujours dans ce pays. Parce qu’on ne choisit pas son pays. Moi je suis née ici, je vais vivre ici, je vais mourir ici.  Je ne vais pas aller ailleurs (éclat de rire).   

« Il faut guérir les blessures des cœurs »

Selon vous, quel est le schéma idéal pour aller à la réconciliation des fils et filles du Burkina?

Le Burkina n’est pas le premier pays où il y a eu une situation de conflit et l’expérience des autres pays peut nous servir ou nous inspirer. Chaque pays a son Histoire, ses réalités. En tant que chrétienne, je pense que sans le pardon, il n’y a pas de réconciliation réelle.

Quel que soit ce qu’on va faire, même sur le plan juridique, quelles que soient les sanctions qu’on va prendre, ce sont les blessures des cœurs qu’il faut guérir. Chez tous les citoyens, il faut guérir les blessures des cœurs et les amener à réapprendre à vivre ensemble, à s’accepter et si ce n’est pas trop demander, à s’aimer également. Parce que si on ne s’aime pas, on ne peut pas vivre pendant longtemps ensemble dans la quiétude. Nous sommes issus d’une société de dialogue dans laquelle les gens connaissent Dieu et le craignent. La Bible nous enseigne à pardonner, toutes les religions enseignent le pardon. Après ce que la loi dit de faire, il faut une autre étape qui est cette étape nécessaire de pardon et de la réconciliation réelle des cœurs et des âmes.

Avez-vous déjà des réactions du public après l’annonce de la mise sur le marché discographique de votre album?

Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, mais j’y suis allée par curiosité pour jeter un coup d’œil sur ce qui se dit sur mon album. Et je me sens vraiment flattée car même les critiques me sont utiles. Parce que quand on est à ses débuts, il ne faut pas être orgueilleux. Il faut accepter les critiques quelles qu’elles soient et en tirer ce qu’il y a de meilleur pour avancer.  Je suis étonnée du nombre de personnes qui réagissent. Il y a des réactions positives mais il y a aussi des réactions qui le sont moins, mais que j’accueille avec un esprit ouvert. Il y a des critiques fondées, qui peuvent aider à avancer.

Un mot pour clore cet entretien?

Je voudrais vous remercier pour votre démarche. Beaucoup de gens croient connaître Nestorine Sangaré, mais ils ne la connaissent pas. C’est en me rencontrant pour qu’on se parle, qu’on peut savoir qui je suis. Et vous, vous avez pris la peine de le faire. Depuis que j’étais au gouvernement, je peux compter le nombre de fois que des journalistes sont venus s’entretenir avec moi sur des choses qui me concernent avant d’en parler. En vous déplaçant, vous montrez l’estime et le respect que vous avez vis-à-vis de ma personne, mais c’est aussi une démarche très professionnelle que j’apprécie à sa juste valeur. Je compte sur vous pour que mon album ait une belle promotion (éclat de rire). Mon souhait est que les gens achètent mes disques, pour qu’il y ait de l’argent pour la réalisation du projet zéro grossesse en milieu scolaire dont le coût de réalisation s’élève à 50 millions de F CFA. J’ai un autre projet de détection de talents que je compte lancer le 21 juin prochain. Peut-être qu’il y a des gens comme moi qui ont des talents, mais qui n’ont jamais eu l’opportunité de s’exprimer. Donc, je veux donner l’opportunité à ces personnes qui peuvent être jeunes ou âgées, de pouvoir mettre en œuvre leurs créations. Je suis déjà en partenariat avec le Studio Accord qui a arrangé mon album, que je remercie au passage. Ce studio peut accompagner ces personnes-là. Ce sont les deux projets qui sont annexés à l’album.

Propos recueillis par Dabadi ZOUMBARA

 

Les 10 titres de l’album

1-Manni Sougri

2-Mam Ka zemse yé

3-Un père fidèle

4-Je ne suis pas toute seule

5-Assurance tous risques

6-Fo ziinmê laa

7-Bii reeg waogré

8-Hymne de la réconciliation

9-Je vais au Père

10-Ra gnimi mame yél yé

 

 

 

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1 Commentaire

  1. Anonyme

    A ma soeur Nestorine:

    Je suis ravi que vous nous présentez un autre visage de vous, Madame le Ministre!

    Sinon que le « Madame Chantal Compaoré, si les malédictions qui vous sont adressées à vous et à votre famille proviennent de tous côtés, sachez que les bénédictions le sont encore plus. Les femmes vous souhaitent donc la paix, le courage et la persévérance pour cette année. » n’était pas fameux!

    Dire que je me rends compte que nous sommes soeur ou demi-soeur en Christ! (Selon que vous êtes Merca ou Catlik.)

    Devons-nous donc peut-être commencer à nous dire certains « guè » dans la maison de notre père afin d’y éviter une insurrection?

    Les premiers noms nécessitant souvent d’être changés comme on l’a vu avec Saul de Tarse devenu Paul, Jacob devenu Israël, etc, veuillez donc accepter, Madame le Ministre, que je vous appelle désormais soeur Nestorine.

    Oui, nous avons un père fidèle!
    Prions qu’il nous donne de marcher sur ses pas afin que nous soyons des témoins vivants de lui dans ce monde en perdition.

    Seul le zèle de la maison de notre Dieu doit nous dévorer!

    Bon vent à vous chère collègue artiste!

    Par Kissatou

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