OPERATION COUP DE POING A OUAGADOUGOU

OPERATION COUP DE POING A OUAGADOUGOU

Béret bas aux FDS !

Hier, 22 mai 2018, Ouagadougou a été le théâtre d’une opération coup de poing menée par les Forces de défense et de sécurité (FDS), dans un quartier périphérique situé à l’Est de la capitale. Cette opération musclée, matinalement lancée contre une villa où étaient retranchés de présumés terroristes, a permis de mettre hors d’état de nuire trois assaillants et d’en capturer un. Le bilan fait aussi état d’un mort et d’une demi-douzaine de blessés, du côté des forces de sécurité. C’est dire l’intensité de la fusillade qui a duré plus de cinq heures d’horloge avec les assaillants qui étaient visiblement tout, sauf des enfants de chœur. Des armes, des explosifs et du matériel militaire ont aussi été saisis. En ces temps où le pays des Hommes intègres est pratiquement devenu la cible privilégié des forces obscurantistes, comment ne pas se réjouir face à cette action de nos FDS, qui a permis le démantèlement de ce qui était visiblement une cellule dormante de djihadistes ? Quoi qu’il en soit, chapeau bas, que dis-je, béret bas aux FDS !, pour cette œuvre de salubrité publique.
C’est le lieu d’en appeler à la vigilance et à la collaboration des populations avec les forces de sécurité car, il ne fait plus l’ombre d’un doute que nous vivons au quotidien avec les terroristes. Le ver est indéniablement dans le fruit. Il est nécessaire d’en prendre conscience sans pour autant céder à la panique, et toujours garder l’arme au pied. Mieux, il faudra même intégrer cela comme une donne dans notre vie quotidienne et se donner les moyens de mettre en échec tous leurs plans machiavéliques par une vigilance accrue dans nos quartiers, nos lieux de service ou de loisirs, en signalant tout fait ou individu suspect aux forces de sécurité. Car, ces individus mal intentionnés se cachent habilement au sein des populations pour préparer leurs coups diaboliques, attendant le moment propice pour passer à l’action en frappant, lâchement comme à l’accoutumée, des populations innocentes par l’une de ces attaques surprises dont eux seuls ont le secret.

Il ne faudra pas dormir sur ses lauriers

C’est pourquoi il est impératif que chaque Burkinabè, à quelque niveau qu’il soit, se sente concerné par la lutte contre le terrorisme, car c’est ensemble que nous pourrons vaincre le mal. En effet, sans une collaboration franche des populations, les FDS seront toujours dans la réaction et l’ennemi aura toujours une longueur d’avance, étant entendu que l’on ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen. Or, il est bien connu l’adage selon lequel « la meilleure défense, c’est l’attaque ». C’est pourquoi il faut saluer à sa juste valeur l’opération d’hier qui a vu, une fois n’est pas coutume, nos FDS prendre l’initiative de l’offensive ; ce qui a permis de surprendre les malfrats dans leur repaire. C’est la preuve d’une montée en puissance certaine et il faut souhaiter que les choses aillent en s’intensifiant. C’est aussi la preuve que les forces de sécurité veillent au grain, de même que le renseignement qui a sans doute permis de déjouer les plans des assaillants. Cela est rassurant pour les populations, mais il ne faudra surtout pas dormir sur ses lauriers. Car, il y a fort à parier qu’il y a encore des cellules dormantes de djihadistes au sein des populations, qui travaillent à nous surprendre. C’est pourquoi l’on peut encourager le gouvernement à ne ménager aucun effort pour renforcer les capacités logistiques et opérationnelles des FDS. Il y va de l’intérêt de tous et de la survie de notre Nation. D’autant plus que les opérations comme celle d’hier, sont autant de motifs de satisfaction qui, dans le cas d’espèce, permettent de déjouer des attentats potentiels en tuant le poussin immonde dans l’œuf et de sauver probablement des vies innocentes.
Cela dit, il est impératif que les habitants des quartiers périphériques s’organisent aussi, pour éviter que ces individus sans foi ni loi qui semblent avoir jeté leur dévolu sur ces lieux en raison de leur éloignement, ne s’en servent comme base arrière à partir desquelles ils planifient leurs sales besognes. D’où la nécessité aussi de rapprocher des centres de sécurité comme les commissariats de police ou les brigades de gendarmerie, de certaines de ces zones où certains individus se livrent à toutes sortes de contrebandes. C’est une question de vie ou de mort.

Outélé KEITA

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2 Commentaires

  1. Citoyen

    Que Dieu protège notre pays. Que Dieu soit toujours au côté de nos braves forces de défenses. Dieu vous bénisse vous qui risquez votre vie pour le peuple Burkinabè

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