OPERATIONNALISATION DE LA FORCE CONJOINTE DU G5 SAHEL : Le Drian, vendeur d’illusions ou porteur de bonne nouvelle à Niamey ?  

OPERATIONNALISATION DE LA FORCE CONJOINTE DU G5 SAHEL : Le Drian, vendeur d’illusions ou porteur de bonne nouvelle à Niamey ?   

 

C’est au pas de course que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a passé la journée du mardi 3 octobre 2017 à Niamey au Niger où il a visité les locaux de la mission européenne de police, Eucap Sahel, chargée de lutter contre les flux migratoires et un centre de commandement du G5 Sahel. Quand on sait le rôle de leadership de la France dans la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel, ce déplacement du chef de la diplomatie française était très attendu en ce qu’il devait permettre de réaffirmer le soutien de son pays à cette initiative. Comme on le sait aussi, depuis le sommet extraordinaire du G5 Sahel en début juillet à Bamako, qui a décidé de la création de cette force du G5 Sahel, son opérationnalisation se fait toujours attendre.

On parle beaucoup plus que l’on n’agit

Et ce, à défaut du contenu de la bourse dont le cordon peine à être délié. En marge de la 72e Assemblée générale des Nations unies, une réunion de haut niveau s’est tenue autour de la question de financement de la force conjointe qui nécessite 423 millions d’euros alors que l’on n’a, potentiellement, mobilisé que 108 millions. C’est dire que l’on est loin du compte et presque tous les regards semblent tournés vers la France qui s’investit aux côtés des cinq pays membres du G5 Sahel pour combattre le terrorisme. En se rendant au poste de commandement de la zone centre de la force conjointe à Niamey, ce sont des locaux non équipés que Le Drian a trouvés. Ce qui peut constituer une des preuves palpables qu’il n’y a pas assez d’argent pour aller vite et bien vers le fonctionnement réel de cette force. Mais en touchant du doigt cette réalité, le ministre français a promis que tout sera fait pour équiper ces locaux à bonne date, c’est-à-dire d’ici à fin octobre prévu pour les premières opérations. Toutefois, l’on peut dire que si cela peut apparaître comme une bonne nouvelle pour les dirigeants du G5 Sahel, il y a qu’à travers ces propos, d’aucuns voient en Le Drian un vendeur d’illusions en ce sens que dans cette histoire de  mise en place de la force conjointe du G5 Sahel, on parle beaucoup plus que l’on n’agit.

D.T

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