PLATE-FORME REVENDICATIVE DU SYNATRACT : « Aucun point n’a été satisfait », selon Mohamed Lamine Ouédraogo

PLATE-FORME REVENDICATIVE DU SYNATRACT : « Aucun point n’a été satisfait », selon Mohamed Lamine Ouédraogo

Le bureau du Syndicat national des travailleurs de la culture et du tourisme (SYNATRACT) était face à la presse, le 11 juillet 2017, à la Bourse du travail de Ouagadougou. Le bureau, à cette occasion, a fait le bilan de la grève illimitée qu’elle a entamée depuis le 3 juillet dernier. Selon le SG du Syndicat, aucun point de leur plate-forme minimale n’a été satisfait depuis le début de leur mouvement en janvier 2017.

Sur les 12 points inscrits dans la plate-forme minimale revendicative du Syndicat national des travailleurs de la culture et du tourisme (SYNATRACT), aucun n’a encore eu satisfaction. C’est ce qui est ressorti de la déclaration du bureau exécutif du syndicats face à la presse, le 11 juillet dernier. « Aucun point n’a été satisfait », a, en effet, déclaré, le SG Mohamed Lamine Ouédraogo. Les autorités, selon lui, se sont inscrites dans une logique de « mépris » et du « dilatoire » depuis qu’elles ont pris connaissance de leurs revendications, le 30 janvier 2017. A l’entendre, les rencontres que le syndicat a eues avec le SG du ministère, depuis lors, ont accouché d’une souris. C’est alors qu’à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire, les membres du syndicat ont décidé d’enclencher un mouvement de grève de 72 heures. S’en est suivi un autre qui a duré 96 heures précisément du 27 au 30 juin dernier. Etant persuadé que le dilatoire continue, a dit le SG, le syndicat a décidé d’entamer une grève illimitée qui court depuis le 3 juillet dernier. Quatre jours plus tard, soit le 7 juillet, foi du SG, des travaux ont eu lieu afin d’aboutir à une sortie de crise avec un document qui devrait être cosigné par le SG et le ministre. Mais, toujours selon le SG, grande fut leur surprise lorsque le ministre a indiqué ne pas se reconnaître dans les points d’accord convenu entre le syndicat et les émissaires qu’il a lui-même mandatés. « Il a remis en cause tout le travail abattu dans la matinée par l’équipe qu’il a mandatée », s’est indigné Abdoul Lamine Ouédraogo. C’est fort de ce constat que le syndicat a décidé de prendre l’opinion publique à témoin. « Nous nous indignons face au silence et au mépris du Premier ministre à qui nous avons adressé les différents préavis », a-t-il martelé. Un mépris qui, pour le SG de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), Olivier Guy Ouédraogo, n’a que trop duré. Pour lui, tous les travailleurs doivent être traités sur le même pied d’égalité. « On aime l’argent. On aime ceux qui sont au niveau de l’argent, mais on oublie que ce sont les autres qui travaillent pour que l’argent entre », a-t-il soutenu à ce propos. Et d’ajouter qu’une autre rencontre est prévue avec les autorités (Ndlr : le 7 juillet). Au cours de celle-ci, le syndicat, a prévenu Olivier Guy Ouédraogo, entend faire savoir aux autorités que le secteur du tourisme et de la culture n’est pas à négliger. « Sinon, c’est toute la Confédération qui entrera en mouvement », a-t-il conclu.

Adama SIGUE

 

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