PROMOTION DES DROITS DE LA FEMME ET DE L’ENFANT : Sika Kaboré prend conseil auprès de Salifou Diallo

PROMOTION DES DROITS DE LA FEMME ET DE L’ENFANT : Sika Kaboré prend conseil auprès de Salifou Diallo

L’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, a été nommée ambassadrice du Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effets sur la santé des femmes et des enfants (CIAF), le 29 mai 2017. Le lendemain de sa nomination, soit le 30 mai, la nouvelle ambassadrice, accompagnée de Kim Nam Hee, présidente de la Fondation Internationale Women Peace, s’est rendue à l’Assemblée nationale où elle a présenté son titre  au président de ladite institution représentée par le 1er vice-président, Bénéwendé Stanislas Sankara. A sa sortie, elle s’est entretenue avec les Hommes de médias sur la nouvelle mission à elle confiée.

« Le Pays » : Quel est l’objet de votre visite ?

Sika Kaboré : Nous sommes venues rendre visite au président de l’Assemblée nationale, représenté par le 1er vice-président. J’ai été installée le 29 mai 2017 comme ambassadrice de bonne volonté du Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effets sur la santé des femmes et des enfants (CIAF). Je suis venue lui présenter mon attestation et recueillir ses conseils, ses bénédictions et ses encouragements dans cette mission qui vient de m’être confiée par le CIAF. Le CIAF est une instance internationale qui regroupe plus de 40 pays. En ce qui concerne le Burkina Faso, il intervient dans la lutte contre l’excision qui est une pratique traditionnelle néfaste à la santé des femmes et des enfants. C’est également l’occasion de lui présenter Kim Nam Hee, présidente de la Fondation International Women Peace et Ambassadeur du CIAF qui est venue me soutenir dans le cadre de mon installation. Sa fondation œuvre pour la paix et d’une certaine manière contre les mutilations génitales féminines. Une femme qui est libérée, œuvre forcément pour la paix. Lutter pour l’épanouissement de la femme met de l’eau au moulin dans le combat pour la paix. Donc, sa fondation œuvre pour la paix et également contre les mutilations génitales féminines.

Cette distinction est-elle pour vous une invite qui puisse vous motiver davantage dans la promotion des droits de la femme ?

C’est une reconnaissance de ce que nous faisons au plan national et une invite à ce que nous nous investissions encore plus non seulement sur le plan national, mais aussi sur le plan international. C’est une mission qui me tient à cœur. Comme vous le savez, la femme occupe une place très importante dans le PNDES, dans le cadre du développement du pays.

Les mutilations sont des pratiques qui ont la peau dure au Burkina Faso. Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?

Arriver à la tolérance zéro. Et ce, avec la participation de tous les acteurs. C’est l’occasion d’ailleurs de remercier le gouvernement qui s’emploie à nous aider à lutter contre ces pratiques. C’est dire que le pouvoir judiciaire et l’Assemblée nationale sont aussi concernés par cette problématique. Sinon, je ferai tout mon possible pour que  tous les acteurs puissent participer à cette lutte car, ensemble, nous y arriverons.

Propos recueillis par Adama SIGUE

 

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