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UNITE DES  SANKARISTES : Le Front des progressistes est né

Trois partis sankaristes  ont décidé d’unir leurs forces  pour « créer les conditions de l’alternance  alternative au Burkina Faso ». Ce sont l’UNIR/PS de Me Bénéwendé Stanislas Sankara, le FFS de Norbert  Michel Tiendrébéogo et le CNR/MS de Romain Conombo. Cet acte a été concrétisé lors d’un congrès tenu à Ouagadougou le 11 octobre dernier.

 

Désormais, il faudra se familiariser avec un nouveau nom dans le monde politique national : le « Front progressiste sankariste » (FPS). Ce front est né pour continuer le combat de la sauvegarde des idéaux sankaristes. Aussi ce front veut-il, à travers cette unification, se donner les moyens pour une « alternance » au Burkina Faso. Au cours de ce congrès, les trois partis  ont fait noter qu’il s’agit d’une union structurelle afin de se donner  plus de chances  à leurs bases de se fédérer, de se connaître en vue d’ « une fusion crédible ». Le vœu est la fusion de tous les partis sankaristes pour former un « nouveau cadre unitaire de lutte ». Pour ce faire, un manifeste ainsi qu’un statut et un règlement intérieur ont été adoptés au nom de la devise du nouveau Front qui est « Liberté-Démocratie-Justice ». A l’issue du congrès de Ouagadougou, Me Bénéwendé  Stanislas Sankara de l’UNIR/PS a été porté à la tête du Front. Dans ce bureau exécutif de 45 membres, Norbert Michel Tiendrébéogo assure la vice-présidence et est chargé de l’orientation politique. L’autre vice-présidence est occupée par Romain Conombo qui se chargera aussi de l’organisation. L’idéologie du FPS a été clairement définie. Le Front dit être une force de gauche composée de « démocrates, de patriotes, de révolutionnaires, de sankaristes et de socialistes ». Ce que Me Bénéwendé  Stanislas Sankara appelle le « spectacle de chiffonniers » a toujours été l’apanage des partis sankaristes. Toute chose qui amène à se demander le sort réservé au nouveau Front des sankaristes. Sur ce point, Me Bénéwendé Sankara rassure : « En prenant l’initiative de convier à nouveau des partis politiques progressistes, personne ne vendait cher l’union envisagée (…). Le Front progressiste sankariste se veut une réponse à l’appel collectif du peuple burkinabè qui exige l’unité des sankaristes comme gage d’un changement alternatif ». Le FPS considère ainsi son avènement comme « une victoire ». La Charte des partis politiques définit l’Union comme étant une structure qui a une direction unique tout en concédant aux partis politiques une autonomie relative. Pour le nouveau président du FPS, « l’heure est venue de pouvoir tirer les enseignements et toutes les leçons du passé pour s’en instruire et aller de l’avant ». C’est pourquoi il se convainc que cette fois est la bonne.

 

A.L.G

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