ZEPHIRIN DIABRE, PRESIDENT DE L’UPC « La seule chose qui peut sauver le Burkina, c’est un changement de régime »

ZEPHIRIN DIABRE, PRESIDENT DE L’UPC  « La seule chose qui peut sauver le Burkina, c’est un changement de régime »

 

Les militants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont présenté, le 12 février 2019, au siège national du parti sis au quartier Gounghin de Ouagadougou, les vœux de nouvel an à leur président, Zéphirin Diabré. Ce fut également l’occasion pour eux d’exprimer leur soutien et leur engagement au parti du lion. Ils entendent se battre pour permettre à leur champion de remporter haut les mains l’élection présidentielle de 2020.

C’est dans une ambiance aux allures de meeting que les militants et sympathisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont présenté, le 12 février dernier, les vœux de nouvel an au président du parti, Zéphirin Diabré. Après avoir reçu les vœux de santé, de paix et de victoires politiques tout long de la nouvelle année, le président de l’UPC, par ailleurs Chef de file de l’opposition politique Burkinabè (CFOP), est monté au créneau pour dénoncer « l’échec » dû à ce qu’il a qualifié d’incompétence du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). « L’histoire retiendra que c’est sous le règne d’un parti politique dénommé MPP, que les terroristes ont pu rentrer et occuper le sol de nos ancêtres ! Malheureusement, 2019 ne commence pas sous de meilleurs auspices. Le Président Kaboré a opéré un remaniement en nommant un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement agrémenté du recrutement de nouveaux alliés politiques. Au passage, il a opéré une purge au sein du MPP. Jusque-là, le MPP était une alliance de trois clans. Désormais, c’est le règne d’un seul clan. Si tu n’appartiens pas au clan de Kosyam, cherches-toi ! Comme nous l’avons déjà dit et redit, pour nous à l’UPC et pour toute l’Opposition burkinabè, le problème du Burkina Faso, ce n’est pas un problème de remaniement, de Premier Ministre ou de gouvernement. Le problème du Burkina Faso, c’est un problème de régime !  On pourra changer les Premiers ministres tous les lundis ou tous les vendredis, ce n’est pas ça qui va nous sauver. La seule chose qui peut sauver le Burkina Faso, c’est un changement de régime. » a martelé le président du parti du lion. Comme il fallait s’y attendre, le drame de Yirgou s’est invité dans les débats.

« Je dis aux Burkinabè, essayez-nous ! C’est notre tour ! »

Pour Zéphirin Diabré, ce qui s’y est passé est la conséquence de la « division des Burkinabè » semée par le parti au pouvoir. C’est pourquoi il a comparé le MPP au « Zoumbri, (en langue mooré) » cette graine qui entraine malheur et désolation lorsqu’elle est jetée parmi les êtres humains. Selon lui, l’UPC est le seul grand parti politique qui n’a pas encore géré le pouvoir d’Etat. C’est pourquoi, estime-t-il, il faut essayer l’UPC. « Alors je dis aux Burkinabè, essayez-nous ! (…) C’est notre tour ! », a-t-il dit avant de relever qu’aucun militant de son parti n’a commis un crime économique encore moins un crime de sang. Mieux, ils sont pétris de talent et de compétences. Ce fut l’occasion, pour celui qui a conduit les partis politiques de l’opposition jusqu’à l’insurrection populaire d’octobre 2014, d’inviter ses militants à redoubler d’efforts dans le maintien des militants et au recrutement de nouveaux « soldats ». En Attendant, le parti entamera, dès le samedi prochain, une tournée nationale qui le conduira dans les 45 provinces du pays en vue de rencontrer les militants et responsables à la base d’une part, et examiner l’état des structures sur le terrain d’autre part. Et la province du Bazèga, suivie de celle du Bam le dimanche, seront les premières à être visitées, a-t-il confié. Notons qu’avant Zéphirin Diabré, c’est Rabi Yaméogo, Secrétaire général du parti, qui a, au nom des militants, présenté les vœux au président. Ce fut l’occasion pour lui d’égrener un chapelet d’activités menées par le parti en 2018. Comme son président, il n’a pas été tendre envers le parti au pouvoir. Division, incompétence, échec, accusation, tous les qualificatifs étaient bon pour lancer des flèches au parti au pouvoir.

Issa SIGUIRE

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