HomeDroit dans les yeuxABATTAGES CLANDESTINS A OUAGA : Il faut ouvrir l’œil, et le bon

ABATTAGES CLANDESTINS A OUAGA : Il faut ouvrir l’œil, et le bon


S’il y a un phénomène dont on parle tant, et qui prend de plus en plus de l’ampleur, c’est bien les abattages clandestins. La pratique a pignon sur rue dans notre pays, et plus précisément à Ouagadougou, la capitale. En effet, des bouchers, si on peut les appeler ainsi, ont créé des sites d’abattages parallèles d’animaux, échappant ainsi à tout contrôle. Ils évoluent dans le noir, sapant ainsi les efforts des autorités en matière d’hygiène et de sécurité des viandes. La preuve est que bien des carcasses d’animaux issues des abattages clandestins, ne font pas l’objet de contrôles vétérinaires. Elles sont pourtant vendues sur le marché. Certains ont des points de vente tandis que d’autres préfèrent se balader de maquis en maquis pour vendre leur viande. Malheureusement, il s’en trouve des gens pour acheter sans se poser de questions sur l’origine de ce genre de viande. En fait, tout se passe comme si certains concitoyens devenaient complices des gens qui ont choisi de ne pas respecter la réglementation. Toute chose qu’il faut déplorer. Car, il faut le dire, les abattages clandestins posent un véritable problème de santé publique. Donc, normalement, tous les bouchers qui évoluent dans ce domaine, doivent être dénoncés et « traités avec succès ». En effet, parce qu’ils veulent se faire des sous, ils portent gravement atteinte à la vie des autres. A preuve, il ressort même que certaines viandes sont issues d’animaux morts ou agonisants. Voyez-vous ? Il faut que les uns et les autres en prennent conscience. Il faut éviter de consommer n’importe quoi au risque de s’attirer des maladies inutiles.

 

Il revient aux autorités de mettre les bouchées doubles en multipliant, s’il le faut, les points de contrôles vétérinaires

 

 

C’est en cela qu’il faut saluer les opérations de contrôles que conduisent les services compétents sur le terrain. Bien des bouchers ont été pris la main dans le sac. Comme aiment à le dire les internautes, « ils ont lu l’heure ». Et c’est peu dire. Car, comme on le sait, il y a des gens qui sont si durs d’oreille qu’ils n’entendent raison que quand ils y sont contraints. Ils n’entendent que le langage de la force. C’est pourquoi les services de contrôles doivent maintenir la vigilance en multipliant, s’il y a lieu, les opérations de contrôles sur le terrain. C’est à ce prix que l’on peut espérer un changement de comportements. L’erreur qu’il faut surtout éviter de commettre, c’est de croire que la répression qu’ont subie certains, contribuera à dissuader les autres. Non, les gens, dans ce pays-là, ne connaissent pas ça. Ils ne savent pas prendre les devants en tirant leçon de ce qui est arrivé aux autres. Tant qu’ils peuvent continuer à prendre des libertés avec les textes, ils le feront jusqu’au jour où leur tour arrivera d’être pris. C’est dire à quel point l’incivisme et l’indiscipline ont pris des proportions inquiétantes dans notre pays. Et pour y remédier, il faut une thérapie de choc.  Cela dit, pour ôter tout argument aux contrevenants, il revient aux autorités de mettre les bouchées doubles en multipliant, s’il le faut, les points de contrôles vétérinaires. Car, ce qui est en jeu, ici, c’est la vie et la santé du consommateur qu’il faut protéger.

 

Sidzabda


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