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AFFAIRE DE L’AVION PRESIDENTIEL ET DES EQUIPEMENTS MILITAIRES AU MALI

Toute la lumière doit être faite sur cette présumée vaste escroquerie  

 L’affaire de l’avion présidentiel et des contrats d’équipements militaires, classée sans suite en 2018, refait surface.  En déclarant récemment sur les ondes de l’ORTM, la radio-télévision nationale, que « des enquêtes complémentaires ont été menées et les ministres qui devaient être entendus », l’ont été, Mamadou Timbo, le Procureur général de la Cour suprême, a jeté un pavé dans le fleuve Djoliba.  Pour rappel, dans cette affaire datant de 2014, des ministres, des conseillers de l’ex-président déchu, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), ainsi que des hommes d’affaires avaient été mis sur la sellette, parmi lesquels Soumeylou Boubeye Maïga, alors ministre de la Défense.  Près de 20 milliards de F CFA auraient été mobilisés pour l’achat du fameux avion. Quant aux fournitures d’équipements militaires, des contrats de l’ordre de plusieurs milliards de F CFA, auront été passés par le gouvernement en transgression des règles de la transparence et de l’éthique.  Toute chose qui avait suscité l’émoi et l’indignation de bien des Maliens.   Tant mieux donc si cette affaire est de nouveau entre les mains de la Justice malienne ! La Haute Cour de justice censée juger le président ou les membres du gouvernement, n’étant pas fonctionnelle du fait de la période transitoire en cours, c’est à la Cour d’assises qu’il reviendra de juger le présumé scandale financier. 

 

 

C’est le seul combat qui vaille

 

 

Gageons que le dossier sera traité comme il se doit, en vue de l’éclatement de la vérité.  D’autant que l’enjeu est de taille. Il faut à tout prix éviter la prescription des faits et à ce propos, comment ne pas se ranger à l’avis du Procureur général, selon lequel « rien n’est plus dangereux pour la bonne santé d’une république, que l’impunité » ?   Ce mal, véritable gangrène qui ne cesse de ronger jusqu’à l’os, nos micro-Etats, nécessite absolument une thérapie de choc.  C’est dire si toute la lumière doit impérativement être faite sur cette vaste escroquerie présumée, peu importe que des anciens gourous de la République, craignent de se retrouver à la barre et peu importe que cette perspective aussi dégradante qu’humiliante, hérisse le poil de leurs partisans et sympathisants.   Du reste, tout ce beau monde n’a pas tardé à crier à une cabale politique lancée par les autorités de la Transition malienne, tout en clamant que celles-ci veulent « faire tomber d’anciens ministres pour flatter l’opinion », ou « se débarrasser de candidats potentiels à la présidentielle ». Et alors ?  L’essentiel n’est-il pas que le commun des Maliens, sache qui sont ceux qui n’ont eu aucun scrupule à tremper leurs mains dans le cambouis et que ces derniers rendent, pour cela, des comptes ?   C’est, en tout cas, le seul combat qui vaille si l’on veut véritablement arrimer le Mali dont la triste réputation de pays corrompu, n’est pas surfaite, au principe théologal de la gouvernance vertueuse.   L’avancée de ce pays sur les sentiers du progrès et du développement, passe aussi absolument par là.

 

CBS

 

 

 

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