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ATTAQUE MEURTRIERE AU NIGER

Comment mettre fin à l’hécatombe ?

L’armée nigérienne vient de perdre dans ses rangs 16 soldats suite à une attaque menée par plusieurs centaines d’éléments de Boko Haram à Baroua, dans la région de Diffa, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 août 2021. Cette énième attaque sanglante intervient après celle perpétrée le 19 août 2021, contre l’armée malienne et qui avait laissé 15 morts sur le carreau. Et ce n’est pas tout, un convoi civilo-militaire burkinabè avait aussi été la cible d’une attaque qui avait fait 80 morts dont 15 gendarmes. L’on se demande comment mettre fin à cette hécatombe. La question est d’autant plus pertinente que malgré les pertes subies par l’hydre terroriste, aussi bien au Niger, au Mali qu’au Burkina, force est de constater qu’elle dispose toujours d’une grande capacité de nuisance. Tout se passe comme si les terroristes avaient décidé en cette saison pluvieuse de faire le maximum de dégâts humains dans les rangs de nos armées. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette attaque qui a également fait 9 blessés dans les rangs des soldats nigériens, vient rappeler que le Sahel reste un foyer incandescent. En tout cas, du Mali au Nigeria en passant par le Burkina et le Niger, c’est une violence cyclique aveugle à laquelle on assiste du fait d’individus sans foi ni loi, qui se prennent pour l’alpha et l’oméga ici-bas, et qu’une certaine opinion appelle abusivement des djihadistes. Non, ce ne sont pas des djihadistes, mais plutôt des terroristes. Car, il faut le dire, l’Islam, sur lequel ces malfaiteurs des temps modernes disent fonder leurs actions, de Manille aux Philippines à Orodara au Burkina Faso, en passant par Médine en Arabie saoudite et Nzérékoré en Guinée Conakry, n’enseigne jamais la haine ni la violence comme tentent de le faire croire les terroristes. Ces derniers, convaincus qu’ils n’ont pas l’adhésion des masses, font parfois dans l’amalgame et la confusion, allant parfois jusqu’à dire que le combat qu’ils mènent ne traduit ni plus ni moins qu’une guerre de civilisation. Certes, l’on reconnaît que les injustices sociales qui caractérisent notre monde peuvent souvent engendrer des frustrations, mais rien ne peut justifier cette manière de faire qui ôte la vie à des innocents. Du reste, que dire de Boko Haram qui, au départ, s’attaquait aux intérêts des Occidentaux et qui, depuis peu, s’en prend même aux mosquées ? C’est dire à quel point le comportement de ces gens-là manque de lisibilité, si fait que dans bien des cas, ils sont assimilables à des crapules qui méritent d’être traitées comme telles. Au risque de voir s’effondrer les fondamentaux de notre société fondée sur la paix, la tolérance, l’amour du prochain et le respect de l’autre dans sa différence. Peuples du monde entier, unissez-vous comme un seul homme pour que soient sauvegardées ces valeurs. Car, comme le dit l’adage, « face à un troupeau uni, le loup n’est pas à craindre ». Il y va même de la survie des pays du Sahel dont la plupart ont des économies sous perfusion. C’est le cas du Burkina Faso et du Mali qui, tel un bébé qui s’essaie à la marche, sont constamment mis à genou du fait des attaques terroristes répétées.

 

Les terroristes ont aussi peur de la mort

 

En effet, combien sont-ils les touristes et autres voyageurs en vacances qui ont dû annuler leur réservation d’hôtels à Ouagadougou, au lendemain de l’attaque terroriste du 18 août dernier ? Combien sont-ils les investisseurs qui étaient prêts à venir à Ouagadougou et qui ont dû se raviser ? Sans oublier qu’ils sont nombreux les partenaires qui étaient déjà sur place et qui sont en train de vouloir plier bagage. Oh, bonnes gens, faut-il céder à la peur ? Assurément non, puisqu’en le faisant, on joue le jeu de l’ennemi qui n’en demande pas plus pour créer la psychose et la zizanie. C’est pourquoi il faut savoir raison garder pour qu’ensemble nous puissions porter l’estocade à ceux-là qui rêvent d’un califat où ils feront la pluie et le beau temps, et ce, à une époque où les peuples aspirent à plus de liberté et de démocratie. Certes, le combat sera de longue haleine, mais pas sans issue. Car, comme on le sait, les terroristes, contrairement à ce que pense une certaine opinion, sont mortels. Ils ont aussi peur de la mort. La preuve est que l’un des deux assaillants du 13 août dernier à Ouagadougou, portait un gilet par-balle. N’était-ce pas pour se protéger ? Et la résistance dont ils ont fait montre face aux Forces de défense et de sécurité est la preuve qu’ils ne voulaient pas se donner comme de la chair à canon.

 

« Le Pays »

 

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