A la uneDialogue intérieur

ATTAQUES TERRORISTES AUX IED AU SAHEL

 De la nécessité de trouver une solution  

Les IED, parlons-en ! C’est l’acronyme anglais de Improvised Explosive Device qui signifie littéralement en français, Engins explosifs improvisés ou encore engins explosifs de circonstance, également connus sous le nom de pièges explosifs, de mines ou de bombes artisanales. Ce sont des types d’armes généralement utilisées dans les guerres asymétriques par les terroristes, les forces de guérilla ou par des commandos. Lors de la Seconde Guerre mondiale, on se rappelle encore ces champs de mines destinés à contrer la progression de l’ennemi tout en semant la mort au moindre faux pas. Aujourd’hui encore, ces engins de la mort demeurent de redoutables armes aux mains des terroristes dans la guerre sans merci qu’ils livrent aux armées du Sahel. Pire, ces engins non conventionnels sont en train de devenir le pire cauchemar de nos armées qui n’ont visiblement pas encore trouvé la bonne parade à y apporter, dans leur montée en puissance contre les forces du mal. En effet, pas plus tard que le week-end écoulé, l’armée nigérienne a perdu une vingtaine de soldats des forces spéciales dans des embuscades tendues par des hommes armés dans la localité de Torodi, non loin de la frontière avec le Burkina.

 

Quand ce ne sont pas des militaires, ce sont des populations civiles qui sont victimes de ces engins de la mort improvisés

 

 

 

 Dans cette attaque complexe à l’IED, on dénombre, en plus des morts, une demi-douzaine de blessés et presqu’autant de disparus. Un coup d’autant plus dur pour l’armée du Niger, qu’il s’agit de soldats d’élite que l’on ne remplace pas au pied levé pour le type de missions délicates qu’ils sont appelés à accomplir. D’où la nécessité de trouver une solution à cette question des IED qui restent encore une équation bien difficile pour les armées du Burkina Faso, du Niger et du Mali qui perdent régulièrement des éléments dans ce type d’attaques. La preuve en est qu’au moment où ces soldats nigériens perdaient la vie, certains de leurs homologues burkinabè avaient, peut-on dire, plus de chances en s’en sortant avec des blessures au passage de leur véhicule sur un engin explosif. Mais cela n’a pas toujours été le cas puisque selon certaines sources, les attaques aux IED se sont multipliées au Burkina depuis 2018, faisant plus d’une centaine de morts. Et quand ce ne sont pas des militaires, ce sont des populations civiles qui sont victimes de ces engins de la mort improvisés. On se rappelle, en effet, que dans l’attaque meurtrière de Boungou, dans l’Est du pays, où 37 employés d’une société minière avaient trouvé la mort en novembre 2019, un des véhicules d’escorte militaire de tête avait sauté sur un engin explosif avant que les terroristes n’ouvrent le feu sur les cars des travailleurs. Quelque deux mois plus tard, en janvier 2020, c’est quatorze passagers d’un car de transport  dont sept élèves, qui étaient tués à Toéni, dans le Nord-Ouest du pays, dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. Au Mali voisin, des drames du même genre sont régulièrement enregistrés depuis 2017 où quatre civils ont été tués, le 6 novembre de la même année, dans la localité d’Ansongo dans la région de Gao, au passage de leur bus sur une mine.

 

 

La solution à ces engins explosifs s’avère un impératif pour prendre un avantage déterminant sur les forces du mal

 

 

En janvier 2018, un autre véhicule de transport roulait sur un de ces engins explosifs, non loin de la ville de Boni dans le Centre du pays, faisant 26 morts et de nombreux blessés parmi les passagers qui se rendaient à une foire. Et que dire de cet autre bus de transport qui a sauté sur une mine, en septembre 2019, dans la région de Mopti, faisant 14 morts et de nombreux blessés ? Aujourd’hui encore, la menace de ces engins explosifs souvent enfouis en terre et sur lesquels sautent régulièrement des charrettes à traction asine, continue de planer comme une épée de Damoclès sur la tête des populations du Sahel. La menace est d’autant plus accrue qu’à en croire certaines sources,  les terroristes n’ont souvent pas besoin de grand-chose pour fabriquer ces bombes artisanales. C’est pourquoi, aussi difficile qu’elle puisse être à trouver, la solution à ces engins explosifs s’avère un impératif pour prendre un avantage déterminant sur les forces du mal de plus en plus à la peine, face à nos armées. Cela passe sans nul doute par la formation de nos soldats à la détection et au déminage de ce type d’engins, mais aussi par l’équipement de nos forces armées en véhicules de guerre capables de résister à la charge de ces engins pour protéger la vie de leurs équipages. C’est à ce prix que l’on pourra mettre davantage la pression sur les terroristes qui rivalisent d’ingéniosité dans les embuscades et autres attaques lâches et barbares contre des populations civiles, depuis que le combat frontal contre nos armées est devenu plus difficile pour eux. C’est dire si l’espoir est permis.

 

 « Le Pays »

 

Articles similaires

Un commentaire

  1. Nous avons en france occuper par le youtre atal et le pd micron , un dominant au service du crif , atali.
    a eu trois vos richhesse leur appartiene.
    mis en hypnose par mitran en 81 , puis par sarkulzi , la con tinuiter vien de la maggi kub cahouet.
    un brave gar coupant le resaux feraitvaparaitre toute la veriter.
    si jamais banda kani sort de sa torpeur , kemi seb et yamb saurait alors l’induire sur sa voix presidentiel.
    manquerait plus q’alin soral et alain foka et ofice du niger fasse une lever de fond pour le train segou sai t petersboug via gaza par le ss3 , et finit la tome.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer